À la Une

"Le Repli du paysage" de Magdalena Schrefel

disponibles aux éditions Espaces 34

Traduit de l'allemand (Autriche) par Katharina Stalder.
Dans un présent intemporel, au fin fond d’une campagne à la fois mythifiée et concrète, un homme néglige les travaux de la ferme depuis la mort de sa femme et se retire dans son monde. Il commence alors son « travail » : la construction d’une Machine qui saurait tout faire, comme une utopie transhumaniste, une sorte d’installation-monde métaphorique qui aspire la vie.
Son fils, jeune garçon au début de la pièce puis jeune homme, ne parvient pas à faire entendre raison au père, pas plus que le bourgmestre – voix de la raison et du compromis. Mais les eaux montent et le danger d’engloutissement se fait de plus en plus précis. La Machine elle-même se met à bruire, à parler ?
Construite sur plusieurs temporalités, la pièce est ponctuée par le duo de deux jeunes filles d’aujourd’hui, sorte de clowns shakespeariens, qui décident de partir à l’aventure, au-delà de la zone interdite autour de la machine.
La langue, en monologues bouillonnants ou dialogues vifs, très construite, ciselée, dérapant, contribue à l’impression d’inéluctabilité de la catastrophe.
Une interrogation sur la place de la spiritualité des vivants – quelle qu’en soit la nature.


"OVNI" d'Ivan Viripaev

du 9 au 12 décembre, Théâtre Mansart, Dijon

Traduit du russe par Tania Moguilevskaia et Gilles Morel.
Mis en scène par Etienne Gebot et Frédérique Moreau de Bellaing.
Dix terriens répartis à la surface du globe ont été sélectionnés par Ivan Viripaev pour participer à un projet documentaire sur les extraterrestres... De ces témoignages troublants, il a fait la trame d'un « docu science-fiction » théâtral qui met, en son centre, la question même de la réalité. Car somme toute, la foi en l'existence des extraterrestres en vaut bien d'autres, si l'on veut bien admettre que nos croyances en disent plus long sur nous-mêmes que sur le monde.


"Amsterdam" de Maya Arad Yasur

disponible aux éditions Théâtrales

Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz.
Une jeune violoniste, israélienne, enceinte, résidant à Amsterdam, reçoit un beau matin une facture de gaz d’un montant de 1 700 euros, impayée depuis… 1944. Cette situation de départ en apparence anodine l’entraînera sur la piste de l’histoire de son appartement et plus largement de la capitale néerlandaise sous occupation nazie, entre résistance et félonie.
Dans Amsterdam, Maya Arad Yasur déploie une narration théâtrale inventive : les protagonistes construisent la fable au fur et à mesure qu’ils la jouent, s’autorisant des écarts et des embardées dans les lieux, les époques, les personnages même. Acteurs et actrices, au nombre illimité, sont libres au sein de ce canevas puissant qui appelle le jeu et les tentatives.
Multiprimée, sélectionnée par de nombreux comités de lecture, cette pièce à l’ironie mordante est à découvrir d’urgence.


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