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Théâtre/Public n°235. Traduire

carte blanche à la Maison Antoine-Vitez

Le dossier de ce numéro de Théâtre/Public est consacré à la traduction théâtrale. Il donne la parole aux traductrices et aux traducteurs, aux autrices et aux auteurs traduits et à celles et ceux qui les mettent en scène.
Grâce à la Maison Antoine-Vitez, l'occasion est offerte de s'immerger dans les pratiques contemporaines de la traduction pour réfléchir à ce qu'elles ont de singulier : on pourra en appréhender les enjeux, mais aussi la diversité, selon les aires géographiques, les esthétiques et les personnalités.


"Massacre" de Lluïsa Cunillé

du 23 janvier au 8 mars, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Paris

Traduit du catalan par Laurent Gallardo.
Mis en scène par Tommy Milliot.
Massacre est un huis clos qui se déroule dans un hôtel isolé. S'y rencontrent deux femmes à un moment charnière de leur vie. Tel un rituel, dans une atmosphère d'inquiétante étrangeté, elles se retrouvent chaque soir dans le salon. Les mots apparemment ordinaires laissent progressivement entrevoir le trouble qui les habite, jusqu'à l'arrivée impromptue d'un homme qui fait voler en éclats leur équilibre précaire.
La trajectoire de Lluïsa Cunillé, loin des modes et des impératifs commerciaux lui a valu une réputation d'autrice culte de la scène théâtrale catalane. Elle nous entraîne ici dans une temporalité trouble où les époques semblent se chevaucher et où l'avenir a peut-être déjà eu lieu.
Disponible aux éditions Les Solitaires Intempestifs.


"Une famille heureuse" de Javier Hernando Herráez

Disponible aux éditions Les Solitaires Intempestifs

Traduit de l'espagnol par Victoria Mariani.
Une famille heureuse est une œuvre poétique qui parle de son temps sans pour autant en exhiber les problèmes frontalement.
Une cave comme une caverne de Platon où la nature et la société des hommes y sont reproduites et déformées grâce à la parole des personnages qui constituent cette famille, et plus particulièrement celle du fils, un narrateur ou une didascalie personnifiée, jamais nommé.



La Maison Antoine Vitez est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication
– Direction générale de la création artistique (DGCA)