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Textes sans frontières : les Balkans

du 3 au 18 décembre, région Grand-Est et Luxembourg

Les auteurs et autrices de cette sélection sont jeunes, voire très jeunes, et presqu’aucun n’a vraiment connu la Yougoslavie. Dès lors, qu’est-ce qui rassemble le Croate Espi Tomičić, la Serbe Iva Brdar, la Kosovare Doruntina Basha et le Bosniaque Adnan Lugonić ? En regard de ces quatre textes dramatiques, il apparaît que les scènes croates, serbes, bosniaques ou kosovares, malgré leur héritage institutionnel et culturel commun, ne s’inscrivent pas dans la même recherche formelle et esthétique. Les quatre auteurs sélectionnés pour cette nouvelle édition proposent un paysage théâtral radicalement éclectique, et portent en eux la spécificité d’un territoire.

« Puissent nos voix résonner
d'Adnan Lugonić
traduit du bosniaque par Karine Samardžija

« Le Doigt
de Doruntina Basha
traduit de l'albanais (Kosovo) par Evelyne Noygues et Arben Selimi

« Les géraniums ne meurent jamais
d'Iva Brdar
traduit du serbe par Tiana Krivokapic

« N'oublie pas de te couvrir les pieds
d'Espi Tomičić 
traduit du croate par Karine Samardžija


"L'Arbre à sang" d'Angus Cerini

Disponible aux Éditions Théâtrales

Traduit de l'anglais (Australie) par Dominique Hollier.

Dans une ferme isolée, une mère et ses deux filles viennent de mettre fin à leur calvaire en tuant leur mari et père. Confrontées au problème de ce corps qu’il faudra bien faire disparaître, elles connaîtront tour à tour satisfaction, exaltation, puis sidération, culpabilité, peur et enfin libération.
Au fur et à mesure des visites qu’elles reçoivent, on frémit avec elles que leur crime soit découvert. Mais chaque visiteur, faisant mine d’ignorer la présence du cadavre, donne conseils et avis pour s’en débarrasser.
Ces trois femmes prennent en charge le récit, tout en incarnant leur propre rôle ou les autres personnages selon les besoins. L’Australien Angus Cerini livre une fable noire sur le laissez-faire des violences sexuelles et domestiques, un conte sans pitié qui renoue avec le mythe, dans une langue rythmée et concise, grâce à une traduction au plus près de l’écriture.


"Lumières blanches intermittentes" de Giuliana Kiersz

Disponible aux éditions Espaces 34

Traduit de l'espagnol (Argentine) par Maud Flank.

Lumières blanches intermittentes est une trilogie centrée sur la route, dont la trame déroulée à travers les paysages génère une corrélation entre l'intériorité des personnages et l'environnement. Au-delà de cette thématique commune, les textes partagent un langage où s’entremêlent dramaturgie et poésie. Chaque protagoniste est mis en scène dans sa contemplation exhaustive du monde environnant : la théâtralité de l’observation et celle du monde intérieur vont de pair avec la dramaturgie de l’inaction, et la narration des émotions. L’autrice parle elle-même des états suscités par le voyage, de l’intrinsèque lié à la traversée du voyage. Cet état d’instabilité demeure la thématique au cœur de la création. Pour elle, la construction de l’identité est liée au relativisme de l’existence, à sa non permanence et son ancrage dans la situation spatio‑temporelle.

Lectures d’extraits, rencontre avec l’autrice et la traductrice : le 23 novembre à La Baignoire, Montpellier.


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