À la Une

Théâtre/Public n°235. Traduire

carte blanche à la Maison Antoine-Vitez

Le dossier de ce numéro de Théâtre/Public est consacré à la traduction théâtrale. Il donne la parole aux traductrices et aux traducteurs, aux autrices et aux auteurs traduits et à celles et ceux qui les mettent en scène.
Grâce à la Maison Antoine-Vitez, l'occasion est offerte de s'immerger dans les pratiques contemporaines de la traduction pour réfléchir à ce qu'elles ont de singulier : on pourra en appréhender les enjeux, mais aussi la diversité, selon les aires géographiques, les esthétiques et les personnalités.


"Chiot de garde" de Peer Wittenbols

du 23 au 26 janvier, Espace Culture Picasso, Longueau

Traduit du néerlandais par Gerco de VroegLaurent Muhleisen et Esther Gouarné.
Mis en scène par Julien Graux.

Pour son exposé sur la mort, Wolf, le garçon d'en face, vient poser sept questions à Mara et Evi. Mais les filles n'ont pas envie de voir le fragile équilibre de la maison perturbé par cet intrus trop curieux. Elles ont bien assez à faire avec leur mère, couchée depuis onze mois, depuis le jour où leur père est mort brutalement dans un accident de voiture. Pourtant, petit à petit, grâce à sa sincérité et à sa prévenance, Wolf réussira à se rapprocher des deux sœurs, et même de la mère, accélérant ainsi le processus de deuil.


"Massacre" de Lluïsa Cunillé

du 23 janvier au 8 mars, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Paris

Traduit du catalan par Laurent Gallardo.
Mis en scène par Tommy Milliot.

Massacre est un huis clos qui se déroule dans un hôtel isolé. S'y rencontrent deux femmes à un moment charnière de leur vie. Tel un rituel, dans une atmosphère d'inquiétante étrangeté, elles se retrouvent chaque soir dans le salon. Les mots apparemment ordinaires laissent progressivement entrevoir le trouble qui les habite, jusqu'à l'arrivée impromptue d'un homme qui fait voler en éclats leur équilibre précaire.
La trajectoire de Lluïsa Cunillé, loin des modes et des impératifs commerciaux lui a valu une réputation d'autrice culte de la scène théâtrale catalane. Elle nous entraîne ici dans une temporalité trouble où les époques semblent se chevaucher et où l'avenir a peut-être déjà eu lieu.



La Maison Antoine Vitez est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication
– Direction générale de la création artistique (DGCA)