À l'affiche

"Cassandre On The Road" de Lina Prosa

du 14 au 23 décembre, Théâtre de l'Iris, Villeurbanne

Cassandre, renvoyée par Coca-Cola parce qu'elle en a prédit la crise économique, encore une fois étrangère et nomade, dans son corps et dans sa parole, parcourt le désert de sa contemporanéité et de la Californie. Cassandre est une créature hybride : elle est en même temps la princesse troyenne et l'ouvrière grecque émigrée à New York. En elle, sous la plume de Lina Prosa traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro, se fondent les scénarios de la guerre de Troie et de la violente réalité américaine.


"J'appelle mes frères" de Jonas Hassen Khemiri

du 17 au 19 janvier, Comédie de Béthune

Amor traverse la ville sous le regard des passants. Rien de plus banal. Mais le lendemain d’un attentat, ce jeune homme issu de l’immigration a conscience que le regard sur lui n’est plus le même. Amor, qui passait jusque là inaperçu, se pose des questions : « Je ne sais pas si l’ambiance a changé ou si c’est moi qui m’imagine des choses… ».
Récompensée par de nombreux prix et traduite en de nombreuses langues, l’oeuvre de Jonas Hassen Khemiri est puissamment ancrée dans l’aujourd’hui. Les paysages dans lesquels évoluent ses personnages appartiennent à ce que l’auteur appelle des « zones grises », là où gagne la complexité, où on s’éloigne des stéréotypes.
Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy.
Mise en scène de Noémie Rosenblatt.


"Lune jaune" de David Greig

du 23 au 30 janvier, Comédie de l'est

Leila la silencieuse et Lee le mauvais garçon. Deux adolescents rejetés et stigmatisés, à l’existence fragile. Lee vit seul avec sa mère Jenni depuis que son père est parti quand il avait cinq ans, en lui laissant pour seul souvenir une casquette. Lee rêve de faire fortune grâce au crime, de devenir, pourquoi pas, le premier mac d’Inverkeithing. Leila est une bonne petite, mais son corps l’encombre… Il y a aussi Billy, le beau-père de Lee, qui voudrait offrir une bague à Jenni. Un mauvais départ, une erreur, un meurtre, et voilà Lee fuyant avec Leila la silencieuse, en plein hiver, dans les collines hostiles, à la recherche de son père. Le garde-chasse les recueille. Trois individus perdus qui se trouvent et qui s’égarent…
Traduit de l'anglais par Dominique Hollier.
Mise en scène de Laurent Crovella.


"Tristesse et joie dans la vie des girafes" de Tiago Rodrigues

du 28 novembre au 9 décembre, Le Monfort Théâtre, Paris

La pièce est un parcours initiatique. Girafe est une petite fille de 9 ans. C’est sa mère qui lui a donné ce nom, car elle est grande. Elle est accompagnée par son ours en peluche Judy Garland et traverse une Lisbonne dévastée par la crise économique. C’est en confrontant un regard enfantin ingénu, plein d’espoir avec la réalité des rouages économiques d’aujourd’hui que Tiago Rodrigues surligne les cruautés et les aberrations d’un Portugal et d’une Europe en déroute.
Traduction et mise en scène de Thomas Quillardet.


"Habiter le temps" de Rasmus Lindberg

30 novembre et 1er décembre, Centre Paris Anim' les Halles le Marais, Paris

Habiter le temps, traduit du suédois par Marianne-Ségol Samoy, se déroule dans un espace unique (une maison de famille) à trois époques en même temps : 1913, 1968, 2014. Le destin de trois générations est raconté en parallèle et simultanément. À travers les dialogues, les événements et les époques, trois histoires se mêlent les unes aux autres et constituent une grande saga familiale. Des événements dramatiques ayant lieu en 1913 ont une influence sur 1968 mais également sur 2014.
Mise en scène de Salomé Ramon.


"Iphigénie à Splott" de Gary Owen

samedi 2 décembre à 20h30, Studio de la Comédie-Française, Paris

Traduit de l'anglais par Blandine Pélissier et Kelly Rivière.
Effie habite à Splott, un quartier de Cardiff, la capitale du Pays de Galles, touché par la désindustrialisation, le chômage et la paupérisation. Effie n’a pas sa langue dans la poche, et met ses mots à elle sur le lien qui la relie au monde extérieur. Tous les lundis, elle se jette dans une spirale d’alcool, de drogues et de drames, et émerge au bout de trois jours d’une gueule de bois pire que la mort pour mieux recommencer. Et puis, un soir, dans un bar, l’occasion lui est offerte d’ être plus que ça.
Dans le cadre du Bureau des lecteurs.
Avec Julie Sicard.


"Bull" de Mike Bartlett

jeudi 16 novembre, Théâtre des Halles, Avignon

Directe, rapide, courte et violente, Bull, traduit de l'anglais par Kelly Rivière, dresse un tableau féroce de l'entreprise. Ils sont trois, et il n'y a que deux postes. Tel saint Thomas plongeant ses doigts dans la plaie du Christ, on assiste médusé à la mise à mort d'un homme. Le pire est que l'on rit devant tant d'absurdité, d'un rire qui nous terrasse.
Lecture dirigée par Olivier Coyette.
Disponible aux éditions Actes Sud-Papiers.


Palmarès des aides à la traductions 2017

Sélectionnés sur dossiers par un comité réunissant une vingtaine de professionnels, découvrez ici les 17 projets de traductions soutenus cette année par la Maison Antoine Vitez.
Ces traductions seront disponibles sur notre site courant 2018.


Traduire/Transmettre

dimanche 12 novembre de 11h à 19h, Théâtre de l'Atalante, Paris

Après avoir exploré les dramaturgies de la Russie, de l'Espagne, de l'Allemagne, de la Grèce, de l'Italie et de la Hongrie, le festival Traduire/Transmettre propose cette année, au théâtre de l'Atalante, une journée marathon consacrée à des autrices et auteurs dramatiques de onze pays européens, plus une autrice des États-Unis. Une occasion unique, pour le public, de se livrer à un exercice de "dramaturgie comparée" en écoutant, en français, des lectures d'extraits de textes moldaves, catalans, polonais, norvégiens, anglais, bosniaques, lituaniens, finlandais, suédois, flamands, danois, ainsi qu'un extrait d'une pièce inédite de l'américaine Naomi Wallace.


"Tableau d'une exécution" d'Howard Barker

du 10 au 12 novembre, Théâtre des Célestins, Lyon

Dans une langue poétique vive et mordante, Howard Barker, traduit de l'anglais par Jean-Michel Déprats, raconte un duel entre art et pouvoir. Dans la Venise de la Renaissance, Galactia, femme et peintre, se voit commander un tableau monumental pour commémorer la bataille de Lépante et glorifier la victoire de l'État vénitien sur l'Empire ottoman. Au lieu de mettre en scène l'apologie du combat, elle choisit de peindre la vérité d'une guerre, sa réalité faite de chairs mortes et de corps à vif.
Mise en scène de Claudia Stavisky.
Disponible aux éditions Théâtrales.