À l'affiche

"Espèce d'animal" de Douglas Maxwell

du 22 au 24 juin, Printemps des comédiens, Montpellier

Traduit de l’anglais par Gisèle Joly et François Raison.
Chantier de création de Dag Jeanneret.
Disponible aux éditions Espaces 34.
Les bouleversements de l’adolescence se manifestent chez Paul par des sortes d’épiphanies : des moments où il se sent être un animal, chaque fois adapté à des situations difficiles, desquelles ces possessions transitoires lui permettent de se tirer quasi miraculeusement... À travers le prisme de sa compréhension « zoomorphique » du monde, Paul nous fait appréhender son univers, l’école, les parents, ses amours, les troubles, les émois et les joies de ses seize ans. Il dit son refus des codes du conformisme adolescent comme ceux du monde rationnel, utilitaire et sans poésie des adultes.


"La Brèche" de Naomi Wallace

disponible aux éditions Théâtrales

Traduit de l'anglais par Dominique Hollier.
1977 et 1991, deux temporalités qui s’entrelacent dans ce récit de la dramaturge américaine Naomi Wallace.
Quatorze ans ont passé dans cette petite localité du Kentucky, et presque rien n’a changé. Du moins, c’est ce que Frayne et Hoke pensent. Bien sûr, tout le monde a vieilli, et les deux amis de toujours sont passés du statut d’adolescents obsédés et timides à celui d’adultes en apparence respectables. La récente mort d’Acton, troisième membre de leur bande, ramène au pays sa sœur Jude. Autrefois rebelle, elle continue de les fasciner malgré la brèche qu’elle porte en elle. Les fantômes du passé ressurgissent et vivent avec les spectres d’aujourd’hui.


La MAV sur Délibéré.fr

Dans la cadre de notre première Nuit de la traduction au Plateaux Sauvages, le 24 mai dernier, la revue culturelle en ligne Délibéré (www.delibere.fr) a consacré un important dossier à notre manifestation et à nos activités. A cette occasion, Laurent Muhleisen, directeur artistique de la MAV, a rédigé le petite texte d'introduction à lire ici. Bonne lecture !


"Si je survis..." de Dominik Busch

le 15 juin, Théâtre du Vieux Colombier, Paris

Traduit de l’allemand (Suisse) par Silvia Berutti-Ronelt et Jean-Claude Berutti.
Mis en lecture par Laurent Muhleisen.
Dans le cadre de Auteur.e.s dramatiques suisses organisé par le Centre Culturel Suisse de Paris et du Bureau des lecteurs de la Comédie-Française.

Si je survis… est d’une brûlante actualité : elle confronte la pauvreté, les maladies endémiques d’Afrique avec l’opulence de la vie européenne. Le sujet, pourtant, en est profondément inactuel. Il s'agit d'un vœu prononcé sans croyance religieuse précise par un jeune médecin pendant un accident d'avion. La tension entre actualité et permanence est ici portée à son comble.


4e Forum des nouvelles écritures dramatiques européennes

les 6 et 7 juin, Nouveau Théâtre du Nord, Lille

L'émergence de nouvelles écritures dramatiques en Europe est particulièrement marquante aujourd'hui. Organisé par l’École du Nord et le Théâtre du Nord, avec l’École du Théâtre National de Strasbourg, la Maison Antoine Vitez et l’Université Paris-Nanterre, ce Forum entreprend d'explorer ces écritures en invitant huit auteurs, accompagnés de leurs traducteurs, à Lille, pour une nouvelle édition après Strasbourg (2016), Bruxelles (2017) et Avignon (2018).
Au cours de ces deux journées, des lectures de leur pièce seront prolongées de discussions avec les auteurs, leurs traducteurs et le public ainsi que des spécialistes des écritures contemporaines.


La nuit de la traduction

Vendredi 24 mai aux Plateaux Sauvages, Paris

L’installation de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale, aux Plateaux Sauvages, dynamique fabrique culturelle au cœur de Ménilmontant, lui donne l’occasion de renouer avec une manifestation qui a jalonné les presque 30 années de son existence : un temps fort réunissant les traductrices et les traducteurs de la maison autour d’une soirée de lectures.

Cette première Nuit de la traduction, en partenariat avec les Plateaux sauvages, permettra aux traductrices et traducteurs d’œuvres théâtrales de se retrouver, d’échanger, tout en offrant aux professionnels et au public curieux des écritures dramatiques nouvelles la possibilité d’entendre et de découvrir, en langue française, de nouveaux textes venus du monde entier.

Maîtres d’œuvre de la soirée, les traductrices et les traducteurs de la Maison Antoine Vitez introduiront la lecture publique de 8 extraits de pièces récemment traduites.
La soirée sera animée par Laurent Muhleisen, directeur artistique de la MAV.

18 h - 20 h : Premier acte mis en voix par Emmanuel Daumas​
La Grande Marche de Wolfram Lotz, traduit de l’allemand par Sofiane Boussahel
Ce qui manque de Tomislav Zajec, traduit du croate par Karine Samardžija
Belial de Yannis Mavritsakis, traduit du grec par Michel Volkovitch
Les Petites Chambres de Waël Kaddour, traduit de l’arabe par Wissam Arbache et Hala Omran
avec Vincent Bramoullé, Ava Hervier et Joël Lokossou

20 h - 21 h : Entracte
Buffet au bar des Plateaux Sauvages.

21 h - 23 h : Deuxième acte mis en voix par Maïa Sandoz​
70* ans de fragments de Hannah Khalil, traduit de l’anglais par Ronan Mancec
Massacre de Lluisa Cunillé, traduit du catalan par Laurent Gallardo
Ivre de mots de Frank Siera, traduit du néerlandais par Esther Gouarné et Mike Sens
American Hotel de Sara Stridsberg, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy
avec Nacima Bekthaoui, Maxime Coggio, Gilles Nicolas et Maïa Sandoz

Entrée libre sur réservation au 01 83 75 55 70
ou par mail : reservation@lesplateauxsauvages.fr
Les Plateaux Sauvages, 5 rue des Plâtrières, 75020 Paris.


Regards croisés

du 15 au 19 mai, Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, Grenoble

Pour la 19e édition de Regards croisés ce sont 16 auteurs et autrices qui sont conviés à Grenoble pour la présentation de leurs textes, des rencontres, des ateliers, dont trois auteurs traduits par la MAV accompagnés de leurs traducteurs :

- Amsterdam de Maya Arad-Yasur
traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
- Il faudrait sortir le chien de Tomislav Zajec
traduit du croate par Karine Samardžija
- lapider marie de debbie tucker green
traduit de l'anglais par Emmanuel Gaillot, Blandine Pélissier et Kelly Rivière


"Variations sur le modèle de Kraepelin" de Davide Carnevali

du 2 au 19 avril, Le Mouffetard, Paris

Un homme, atteint d'une maladie dégénérative de la mémoire, est pris en charge par son fils. Un médecin, homonyme du psychiatre allemand Emil Kraepelin (confrère d'Alois Alzheimer), veille alors à l'amélioration de l'état du malade, conseillant au fils des pratiques thérapeutiques pour aider son père à renouer avec ses souvenirs.
Sous la forme d'une écriture fragmentaire, ce texte, sans début et sans fin, mimétique du désordre qu'est la maladie du père, offre des variations infinies de lectures, de possibles et d'interrogations.
Traduit de l’italien par Caroline Michel.
Mise en scène de David Van De Woestyne.
Disponible aux éditions Actes Sud-Papier.
 


"American Dream" de Nicoleta Esinencu

du 17 au 20 avril, Théâtre de la Reine Blanche, Paris

Une étudiante moldave postule avec succès à un programme de séjour outre-Atlantique. Dès lors s’enchaînent les déconvenues et les situations confinant à la farce : entretien grotesque, expérience locale peu probante, retour au pays, travail clandestin en Russie pour rembourser sa dette… Avec le Monopoly pour toile de fond, sont à vendre des valeurs (la liberté, la démocratie) autant que des nations (la Moldavie, l’Ukraine) : le tout à prix cassés ! Le rire et la critique se côtoient de près conférant à la pièce une démesure jubilatoire et foncièrement provocatrice.
Traduit du roumain par Alexandra Lazarescou.
Mise en scène d’Elisabeth Marie.


"Venezuela" de Guy Helminger

du 30 mars au 1er avril 2019, NEST, Thionville

La nuit, des adolescents jouent aux héros en « surfant » sur des trains qui roulent. Confrontés à la mort violente de l’un d’eux, ils dissimulent celle-ci au plus fragile du groupe. La bande raconte qu’il est parti au Venezuela, pays du soleil rêvé... Usant des ressources de la vidéo et de la danse, Patrice Douchet montre comment ce mensonge naïf et bouleversant redonne sens à la vie des jeunes désœuvrés et rend petit à petit leur monde plus humain.
Traduit de l'allemand par Anne Monfort.
Mise en scène de Patrice Douchet.
Disponible aux éditions Théâtrales.