À l'affiche

"Pour ton bien" de Pier Lorenzo Pisano

les 23 et 24 mai, Théâtre Ouvert, Paris

La pièce, traduite par Federica Martucci, a remporté le prix Riccione – Tondelli en 2017. Il est question de la famille, thématique chère aux auteurs italiens mais qui trouve ici dans l’écriture de Pisano une saveur nouvelle et originale dans une veine drôle et grinçante. L’intrigue est simple : un fils aîné (fils prodigue) est rappelé par sa mère dans la maison familiale car le père va mal. Revenir là où on a grandi constitue une immersion dans l’identité première. Pisano fait sentir, au fil des scènes, à quel point cette immersion peut être à la fois douloureuse, car tissée de culpabilités, récriminations, regrets, non-dits mais aussi de joies, souvenirs tendres, affection…
Mise en espace de Tommy Milliot.


Festival Regards Croisés

du 23 au 29 mai, Nouveau-Théâtre-Saint-Marie-d’en-Bas, Grenoble

Troisième bureau est un collectif artistique pluridisciplinaire composé de comédiens, d’auteurs, de metteurs en scène, de professionnels du livre, d’enseignants et d’universitaires, réunis en comité de lecture. Pour cette 18e édition de Regards croisés qui posera la question de la « diversité culturelle dans les écritures dramatiques », sont invités plus de 20 auteurs et traducteurs.
Les textes MAV à découvrir :

  • Islande de Lluïsa Cunillé (Catalogne)
  • Le Cimetière de l’éléphante de George Brant (États-Unis)
  • La Maladie de Deter de Nicola Wilson (Angleterre)


"Luna-Park Lénine" de Ksénia Dragounskaïa

le 28 mai à 15h, Maison des Auteurs – SACD, Paris

En Russie, un parc d’attraction laissé à l’abandon, après la chute du régime communiste. Désaffecté comme un vestige d’une époque révolue, il est à l’image de la fracture qui se creuse entre et à l’intérieur des personnages oscillant entre la douce nostalgie d’un passé rouillé et le désœuvrement du présent.
Bien que profondément russe, cette pièce, traduite par Hélène Henry-Safier, aborde, avec une douce mélancolie, la fracture entre la capitale et la province, entre les happy few pouvant jouir du progrès de la mondialisation et ceux qui sont restés abandonnés en marge de l’Histoire.
Mis en espace par Cyril Desclés.


Festival européen de traduction théâtrale

du 11 au 19 mai, Maison d’Europe et d’Orient, Paris

Ce festival autour de l'actualité de la traduction théâtrale est organisé par la Maison d'Europe et d'Orient, en partenariat avec le réseau européen Eurodram. Pour donner un aperçu du théâtre contemporain européen en traduction une dizaine de textes sont mis en lectures, suivies de rencontres avec les auteurs et les traducteurs.
Les textes MAV présentés :

  • Ce qu’est l’amour de Linda McLean (Écosse)
  • American Dream de Nicoleta Esinencu (Roumanie)
  • Le Principe d’Archimède de Josep Maria Miró (Catalogne)
  • Chiot de garde de Peer Wittenbols (Pays-Bas)


"Luna-Park Lénine" de Ksénia Dragounskaïa

samedi 19 mai, Théâtre Joliette, Marseille

Luna-Park Lénine, traduit du russe pas Hélène Henry-Safier, parle du clivage géographique, temporel, culturel, qui, en Russie, s’opère entre la campagne russe et les deux capitales « globalisées ». La pièce est faite d’allées et venues rêveuses d’un monde à l’autre, entre les restaurants moscovites chics où l’on programme ses vacances à Haïti et la petite ville où l’on « peut picoler à mort », où l’on compte pour vivre sur la pension d’invalidité d’un débile local, où des jours durant on visse des bocaux de conserves…
Par les élèves d’Hypokhâgne du lycée Thiers.


Festival Terres de Paroles

jusqu’au 29 avril, Normandie

L'édition 2018 du festival met à l'honneur la littérature contemporaine et ses résonnances avec les arts vivants, dont le théâtre. Parmi la richesse des découvertes possibles, quatre textes du répertoire de la MAV :

  • J'appelle mes frères de Jonas Hassen Khemiri (Suède), mis en scène par Ludovic Pacot-Grivel
  • Tristesse et joie dans la vie des girafes de Tiago Rodrigues (Portugal), mis en scène par Thomas Quillardet
  • Marbourg de Guillem Clua (Espagne), mis en voix par Anne Monfort
  • That Moment de Nicoleta Esinencu (Moldavie), mis en scène par Dina Le Neveu
  • Tu peux regarder la caméra ? de Mohammad Al Attar (Syrie), mis en scène par Leyla-Claire Rabih


Festival Barcelone en scène

du 4 au 19 avril, Théâtre 13, Paris

Deux texte du répertoire de la MAV sont à l'affiche de ce premier festival de théâtre d'auteurs catalans :

  • Buffles de Pau Miró, mis en scène par Edouard Signolet
  • Le Principe d'Archimède de Josep Maria Miró, mis en scène par Bruno Tuchszer


"Le Principe d'Archimède" de Josep Maria Miró

disponible aux éditions Théâtrales

Traduit du catalan par Laurent Gallardo.
Vincent, un jeune maître-nageur, est accusé par un enfant d’avoir embrassé l’un de ses camarades sur la bouche. Au milieu des flots déchaînés de parents inquiets et alarmistes, en immersion dans le microcosme chloré de la piscine, les quatre personnages en apnée peinent à retrouver la surface. Entraînés dans une véritable chasse à l’homme, lecteurs et spectateurs perdent pied dans un maelström de scènes adroitement maillées où la vérité leur échappe, avant d’apercevoir le sens possible de cette histoire tout sauf univoque. Car qui condamne-t-on, au juste, en suivant aveuglément la rumeur avide de drame, si ce n’est la liberté  ?


Être dramaturge et romancier : une spécificité norvégienne ?

lundi 19 mars à 15h, Odéon - Théâtre de l'Europe, Paris

L’Ambassade de Norvège, le théâtre de l’Odéon et la MAV proposent de découvrir la diversité des écritures norvégiennes encore largement méconnues en France.
Lectures d’un court texte inédit d’Arne Lygre et d’extraits récemment traduits par la MAV de Johan Harstad, Monica Isakstuen, Kathrine Nedrejord, suivie d'une rencontre avec les quatre auteurs et leurs traducteurs.
Entrée libre sur réservation.


"La Brèche" de Naomi Wallace

jeudi 29 mars, Festival Terres de Paroles, Brémontier-Merval

L’histoire d’un groupe d’adolescents qui se démènent pour exister, comme on le fait à cette période difficile de la vie, empêtré que l’on est dans les questions de sexe, de pouvoir, de désir, de dépendance, de crânerie, de pactes… On est loin d’un simple fait divers : comptez sur Naomi Wallace, traduite de l'anglais par Dominique Hollier, pour y insinuer un traitement ultra concret et charnel des complexités du désir et du pouvoir conditionnés par la position économique et sociale de chacun.
Mise en espace d'Amélie Chalmey.