À l'affiche

La Maison Antoine Vitez et l'ESAD se mettent au vert

4 et 5 juillet, Théâtre de Verdure, Paris

À l’origine de ce projet, il y a le désir de faire entendre des écritures d’aujourd’hui d’autres pays, déjà traduites mais n’ayant pas encore été éditées ou mises en scène. Offrir aux spectatrices et spectateurs le plaisir de la découverte, et aux traductrices et traducteurs la possibilité d’entendre le texte qu’elles ou ils ont traduit dans la solitude, en l’imaginant dans la bouche de comédiennes et comédiens.

Trois texte seront mis en lecture :

Ces mises en voix seront dirigées par Sarah OppenheimMathieu Genet et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre avec les étudiant.e.s de première année de l’ESAD, Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la ville de Paris.


Un théâtre politique pour la jeunesse

8 juillet, La Chartreuse, Villeneuve les Avignon

Proposés et coconstruits avec la Chartreuse, ces deux rendez-vous permettent de découvrir des textes écrits ou traduits en 2026, et d’ouvrir le dialogue autour d’un enjeu — politique, esthétique, social.

Débats avec La Maison Antoine-Vitez, Le Totem, Performing Arts Fund NL, Flanders Leterature.
Lectures avec le Graal - Groupe d'acteurs-actrices-lecteurs de la Chartreuse :

  • POPpulisme d'Eva Gouda, traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Esther Gouarné
  • En attendant, jouons les héros ! de Freek Mariën, traduit du néerlandais (Belgique) par Sofiane Boussahel et Lola Bertels

Débat en présence de : Marcos Caramés-Blanco (auteur de Teen Play), Mathieu Castelli (Totem, SCIN-Art, Enfance, Jeunesse), Eva Gouda, Laurent Mulheisen (Maison Antoine Vitez), Anja Krans et Yannick Geens.


Rencontre - dédicace Angus Cerini et Dominique Hollier

vendredi 12 juin à 19 h 30, Librairie Libralire, Paris

Rencontre théâtrale avec l’auteur australien Angus Cerini et sa traductrice Dominique Hollier, un événement coorganisé par la Libraire Libralire et les Éditions Théâtrales.


"Séisme" de Duncan Macmillan

du 21 mai au 5 juillet au Petit Saint-Martin, Paris

Traduit de l'anglais par Séverine Magois.
Mis en scène par Robin Ormond.
La pièce prend en cours la vie d’un couple lambda qui s’interroge sur le fait d’avoir, ou pas, un enfant. L’hésitation met en jeu le désir autant que la peur : les réflexions croisées sur la solidité du couple, sa propre capacité à aimer et à se reproduire, sont intimement liées à l’état d’un monde moderne déréglé tant par la pollution que par les conflits géopolitiques et l’individualisme.


Au bureau des lectures

du 5 au 7 juin, Studio de la Comédie-Française, Paris

Dans le cadre du bureau des lectures de la Comédie-Française, trois textes issus du répertoire de la MAV seront mis en lecture :

  • Horizon rocade de Simon Longman, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Mirabelle Ordinaire et Marion Schwartz.
    Lecture dirigée par Robin Ormond
    vendredi 5 juin à 20 h 30
  • La Tache de Sergio Serrano, traduit de l’espagnol par Christilla Vasserot
    Lecture dirigée par Aurélien Hamard-Padis
    samedi 6 juin à 20 h 30
  • Ma mère et l’invasion à grande échelle de Sasha Denisova, traduit du russe (Ukraine) par Tania Moguilevskaïa et Gilles Morel
    Lecture dirigée par Laurent Muhleisen
    dimanche 7 juin à 14 h


Assemblée générale de la Maison Antoine Vitez

vendredi 29 mai à 18 h 30, Les Plateaux Sauvages, Paris

Rendez-vous aux adhérents de l'association le 29 mai pour notre assemblée générale.
Pour participer, il faut être à jour de sa cotisation 2026. Bulletin disponible ici.


Nouvelle direction artistique de la Maison Antoine Vitez

Le Conseil d’Administration, réuni le 8 avril 2026, a retenu la candidature de Laurent Gallardo pour succéder à Laurent Muhleisen au poste de directeur artistique de la Maison Antoine Vitez.

Laurent Gallardo est traducteur littéraire, spécialisé dans les dramaturgies catalane et hispanique. Il a notamment traduit Lluïsa Cunillé, Josep Maria Miró ou encore Gabriel Calderón.

Membre des comités catalan et espagnol de la Maison Antoine Vitez depuis une quinzaine d'années, il siège également au comité éditorial de la revue Sur le ring et a pris part à de nombreux événements organisés par l’association.

Il est, par ailleurs, maître de conférences en littératures catalane et espagnole à l’Université Grenoble Alpes, où il enseigne, entre autres, la traduction.

Ses recherches portent sur le théâtre contemporain dans l’espace ibérique (réécritures, extra-théâtralité, théâtre performatif), domaine auquel il a consacré de nombreux travaux. 

Il prendra ses fonctions à la Maison Antoine Vitez le 1er septembre 2026.


"La Baie" d'Alessandra Santiesteban

Disponible aux éditions Les Solitaires Intempestifs

Traduit de l'espagnol (Cuba) par Christilla Vasserot.

Comment créer des liens dans un endroit où le sentiment d’appartenance n’existe pas ? La Baie est une recherche, une « friction documentaire » sur la Ciudad Nuclear, la Ville Nucléaire, construite à proximité de la centrale nucléaire installée à Juraguá, dans la baie de Cienfuegos à Cuba : un projet né en 1982 puis abandonné, fruit d’une collaboration entre Cuba et l’URSS.


"Edith Beale au Reno Sweeney", d'après "L'Art de la chute" de Sara Stridsberg

du 19 au 31 mai au Théâtre du Rond-Point, Paris

Traduit du suédois par Marianne Ségol.

Pierre Maillet fait renaître, dans un club fantomatique nommé Reno Sweeney, deux figures mythiques et décadentes de la mondanité new-yorkaise. Edith et Edith Bouvier Beale, mère et fille, ayant autrefois fait partie du grand monde, vivent désormais recluses dans leur manoir de dix-huit pièces. Elles sont ruinées, mais là, dans leur propre royaume, elles rejettent d’un geste indolent les normes et chutent avec grâce, recevant les visites de Jackie Kennedy, d’un ministre de l’Intérieur ou d’anciens amants. Dans l’arrière-salle d’un cabaret, Pierre Maillet redonne vie à ces anges déchus et à leurs hôtes transformistes. Étranges et magnifiques, ils se font miroirs d’une société malade, mais toujours avec panache, en musique et en rythme !


Dans son numéro de janvier consacré aux scènes polonaises, la revue Théâtre/Public déploie un vaste champ de réflexion autour des formes, des processus et des engagements à l'œuvre sur les plateaux en Pologne. Dans le prolongement de ce numéro, Sur le ring propose de revenir sur la place du texte dramatique et de celles et ceux qui l’écrivent.

Les écritures dramatiques contemporaines polonaises témoignent d’une vitalité indéniable. Mais les textes peinent pourtant à trouver le chemin de la scène. Cette difficulté s’inscrit dans un paysage théâtral profondément reconfiguré depuis les années 2000, avec l’essor du tandem dramaturge-metteur en scène. S’il a permis un renouvellement sensible des formes et des récits, ce modèle a aussi contribué à fragiliser l’autonomie du texte dramatique et, avec elle, la place des auteurs. C’est du moins le constat qu’en font le critique Tomasz Domagała et l’autrice dramatique Małgorzata Sikorska-Miszczuk dans les deux analyses qu’ils nous livrent.

Deux entretiens avec les autrices Malina Prześluga et Agnieszka Szpila, par leurs traductrices respectives, Agnieszka Zgieb et Cécile Bocianowski, viennent mettre en lumière ces tensions. Chez l’une comme chez l’autre, écrire relève du geste de résistance. Et même si leurs trajectoires dessinent deux manières distinctes d’habiter le théâtre, leurs positions ne s’opposent pas. Elles révèlent, au contraire, une même inquiétude :

Quelle place reste-t-il aujourd’hui aux auteurs et aux autrices ?