Pendant le festival d’Avignon, La Maison Antoine Vitez organise, en collaboration avec la Chartreuse, deux après-midis de lectures et rencontres :
« Un théâtre politique pour la jeunesse », le 8 juillet, autour des écritures jeune public flamande et néerlandaise,
« Écrire dans la guerre », le 17 juillet, qui met en regard une pièce iranienne avec deux textes courts ukrainiens.
Si ces écritures, mises en lumière lors des Rencontres d’été, proviennent d’horizons très divers, elles ont pour point commun d’interroger le rôle et le sens du théâtre aujourd’hui : à quoi sert-il quand le monde vacille ? Comment résiste-t-il aux mensonges, aux vérités fabriquées et aux pouvoirs qui cherchent à imposer leur récit ? Quelles sont ses armes ?
- En écho à l’après-midi du 8 juillet, l’auteur flamand Freek Mariën avec son texte SOUS LA NEIGE//secouer une vision du monde et l’autrice néerlandaise Eva Gouda, lors d’un entretien avec Esther Gouarné, « Mêler l’émerveillement à un message, c’est une bonne combinaison », nous racontent comment ils abordent les grandes questions politiques dans leur texte à destination des nouvelles générations.
- Tandis que l’auteur Hossein Rajabian, qui présentera sa pièce Des Sifflets et des chiens le 17 juillet, nous parle de son rapport au théâtre comme outil de résistance face à une dictature, à travers deux articles : « Le théâtre m’offrait un espace ou exprimer non seulement ce qui est, mais aussi ce qui pourrait être » et « Les révolutions laissent une empreinte indélébile sur le langage et les récits »,
- Ce numéro est aussi l’occasion de revisiter le répertoire de la MAV avec Anaïs Héluin et son article « En guerre, en dictature et en démocratie – les écritures théâtrales font de la résistance ».
- 17 h : lecture de Des Sifflets et des chiens d’Hossein Rajabian, traduit du persan et de l’anglais par Laurence Manfrini et Gurshad Shaheman,
suivie d’une rencontre avec l’auteur et la traductrice,
texte lu par les par les acteurs du Graal - Groupe d'acteurs-actrices-lecteurs de la Chartreuse
Découvrez aussi Création entre deux surfaces, le film d’Hossein Rajabian qui a donné naissance à Des Sifflets et des chiens :
projection le 13 juillet à 18 h au Cinéma Utopia Avignon, suivie d'une discussion avec le réalisateur, Laurence Manfrini, traductrice, Ahmed Dahmani et Benoît Deslandes de la Ligue des Droits de l’Homme.
- 19 h : lectures de deux textes courts ukrainiens :
Moi, ça va de Nina Zakhozhenko, traduit par Estelle Delavennat
Les Post-it d'Ihor Nosovskyi, traduit par Iryna Piontkovska et Louise Henry
lus par : Laurent Clément, Dimitri Leroy, Montaine Fregeai, Lise Gervais, Sara Viot, dirigés par Macha Isakova (Cie Air)
Proposés et coconstruits avec la Chartreuse, ces deux rendez-vous permettent de découvrir des textes écrits ou traduits en 2026, et d’ouvrir le dialogue autour d’un enjeu — politique, esthétique, social.
Débats avec La Maison Antoine-Vitez, Le Totem, Performing Arts Fund NL, Flanders Leterature.
Lectures avec le Graal - Groupe d'acteurs-actrices-lecteurs de la Chartreuse :
Débat en présence de : Marcos Caramés-Blanco (auteur de Teen Play), Mathieu Castelli (Totem, SCIN-Art, Enfance, Jeunesse), Eva Gouda, Laurent Mulheisen (Maison Antoine Vitez), Anja Krans et Yannick Geens.
À l’origine de ce projet, il y a le désir de faire entendre des écritures d’aujourd’hui d’autres pays, déjà traduites mais n’ayant pas encore été éditées ou mises en scène. Offrir aux spectatrices et spectateurs le plaisir de la découverte, et aux traductrices et traducteurs la possibilité d’entendre le texte qu’elles ou ils ont traduit dans la solitude, en l’imaginant dans la bouche de comédiennes et comédiens.
Trois texte seront mis en lecture :
Ces mises en voix seront dirigées par Sarah Oppenheim, Mathieu Genet et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre avec les étudiant.e.s de première année de l’ESAD, Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la ville de Paris.
Rencontre théâtrale avec l’auteur australien Angus Cerini et sa traductrice Dominique Hollier, un événement coorganisé par la Libraire Libralire et les Éditions Théâtrales.
Traduit de l'anglais par Séverine Magois.
Mis en scène par Robin Ormond.
La pièce prend en cours la vie d’un couple lambda qui s’interroge sur le fait d’avoir, ou pas, un enfant. L’hésitation met en jeu le désir autant que la peur : les réflexions croisées sur la solidité du couple, sa propre capacité à aimer et à se reproduire, sont intimement liées à l’état d’un monde moderne déréglé tant par la pollution que par les conflits géopolitiques et l’individualisme.
Dans le cadre du bureau des lectures de la Comédie-Française, trois textes issus du répertoire de la MAV seront mis en lecture :
Rendez-vous aux adhérents de l'association le 29 mai pour notre assemblée générale.
Pour participer, il faut être à jour de sa cotisation 2026. Bulletin disponible ici.
Le Conseil d’Administration, réuni le 8 avril 2026, a retenu la candidature de Laurent Gallardo pour succéder à Laurent Muhleisen au poste de directeur artistique de la Maison Antoine Vitez.
Laurent Gallardo est traducteur littéraire, spécialisé dans les dramaturgies catalane et hispanique. Il a notamment traduit Lluïsa Cunillé, Josep Maria Miró ou encore Gabriel Calderón.
Membre des comités catalan et espagnol de la Maison Antoine Vitez depuis une quinzaine d'années, il siège également au comité éditorial de la revue Sur le ring et a pris part à de nombreux événements organisés par l’association.
Il est, par ailleurs, maître de conférences en littératures catalane et espagnole à l’Université Grenoble Alpes, où il enseigne, entre autres, la traduction.
Ses recherches portent sur le théâtre contemporain dans l’espace ibérique (réécritures, extra-théâtralité, théâtre performatif), domaine auquel il a consacré de nombreux travaux.
Il prendra ses fonctions à la Maison Antoine Vitez le 1er septembre 2026.
Traduit de l'espagnol (Cuba) par Christilla Vasserot.
Comment créer des liens dans un endroit où le sentiment d’appartenance n’existe pas ? La Baie est une recherche, une « friction documentaire » sur la Ciudad Nuclear, la Ville Nucléaire, construite à proximité de la centrale nucléaire installée à Juraguá, dans la baie de Cienfuegos à Cuba : un projet né en 1982 puis abandonné, fruit d’une collaboration entre Cuba et l’URSS.