Irène Bonnaud, née à Paris en 1971, est agrégée de lettres, ancienne élève de l’École Normale Supérieure, docteur en Littérature comparée. Sa thèse, soutenue à l’Université Paris III, était consacrée à Brecht, période américaine 1941-1947. Elle a également étudié plusieurs semestres en Allemagne, aux universités de Tübingen et de Berlin.
Après ses études, elle a choisi de se consacrer entièrement au théâtre, en tant que metteuse en scène et traductrice pour la scène.
Signant ses premières mises en scène au Théâtre Vidy-Lausanne (création française de Tracteur de Heiner Müller, Lenz d’après G. Büchner), successivement associée à plusieurs Centres Dramatiques Nationaux (Dijon, Lille, Thionville, Besançon), elle a mis en scène H. Müller, Marivaux, O’Casey, Eschyle, J.Osborne (création française de The Entertainer), V.Schwarz (création de Comment on freine), I. Babel, fait entrer Pagnol au répertoire de la Comédie-Française (Fanny au théâtre du Vieux Colombier), signé deux mises en scène pour l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, présenté sa dernière création française au Festival d’Avignon (Amitié d’après Pasolini et E. di Filippo).
Ces dernières années, liée avec l’équipe du KET à Athènes, elle a créé aussi des spectacles en grec moderne, consacrés à la mémoire de la Grèce contemporaine, Guerre des paysages, d’après I. Poulos et D. Alexakis, et C’était un samedi, dont elle signe le texte elle-même, publié en français et en grec aux éditions Koukkida.
Elle prépare actuellement un spectacle consacré à Henri Heine à Paris, Une vie parisienne (première prévue le 16 janvier 2026 à la Scène nationale Châteauvallon-Liberté).
En parallèle à sa carrière de metteuse en scène, elle a traduit de nombreux textes pour la scène, du grec ancien, de l’allemand, et, plus rarement, du grec moderne et de l’anglais.
Elle a récemment publié, en deux volumes, les Tragédies complètes de Sophocle aux éditions des Solitaires Intempestifs, Antoine et Cléopâtre de Shakespeare accompagné de trois poèmes de C. Cavafy chez le même éditeur.
De l’allemand, elle a traduit entre autres : sur commande de Matthias Langhoff, Corps étranger de Manfred Karge et la traduction allemande de Heiner Müller de Hamlet ; de Heiner Müller toujours, La Construction (publiée aux éditions Théâtrales) et La Déplacée (aux Éditions de Minuit) ; de Hermann Broch, le Récit de la servante Zerline et autres fragments des Irresponsables pour un spectacle d’A. Guillet ; de Büchner, La Mort de Danton ; de Brecht, Mère Courage et ses enfants ; de J.M.R. Lenz, Catherine de Sienne ; les brouillons du Méridien de P. Celan pour un spectacle de Nicolas Bouchaud et Eric Didry ; le Johann Faustus de Hanns Eisler (éditions Théâtrales / Maison Antoine Vitez).