Des jours sans date

de Jessa Wildemeersch

Traduit du néerlandais par Kim Andringa et Mike Sens

Avec le soutien de la MAV

Écriture

  • Pays d'origine : Belgique
  • Titre original : Dagen zonder data
  • Date d'écriture : 2014
  • Date de traduction : 2020

La pièce

  • Genre : monologue polyphonique
  • Nombre d'actes et de scènes : 11
  • Décors : espace indéterminé, images vidéo
  • Nombre de personnages :
    • 12 au total
    • 7 homme(s)
    • 5 femme(s)
  • Durée approximative : 90 mn
  • Création :
    • Période : 20 novembre 2014
    • Lieu : De Grote Post, Oostende (BE)
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

L’autrice prend position à la première personne du singulier. Jessa nous donne l’occasion d’entendre les voix des victimes de conflits récents et moins récents : une femme qui travailla comme infirmière lors de la Première Guerre Mondiale, des vétérans de la Guerre du Vietnam et de la Seconde Guerre Mondiale tout autant que des victimes de conflits récents. Aucun d’eux n’a pu échapper aux bouleversements économiques et politiques d’un monde déchiré par la violence. L’autrice les interroge, mène son enquête et essaie de comprendre comment les guerres qui ont traversé leur époque ont laissé une marque quasiment indélébile chez des citoyens de bonne foi. A mesure que les différents témoignages se complètent, on réalise que les effets de la guerre sur la psyché humaine ont peu changé au cours des deux derniers siècles.

Regard du traducteur

Quand l’autrice Jessa Wildemeersch, originaire de Louvain (Belgique) étudiait à l’Actors Studio à New York en 2001, deux avions ont percuté le World Trade Center quelques centaines de mètres plus loin. Peu de temps après ont eu lieu les bombardements sur l’Afghanistan et a commencé l’invasion d’Irak. Ces évènements dramatiques ont fortement influencé sa manière d’aborder le théâtre. Des jours sans date en est le résultat. En 2005 elle a rencontré Brian Delate, homme de théâtre et vétéran de la guerre du Vietnam. Cette rencontre l’a incitée à réfléchir sur les thérapies disponibles pour les personnes ayant subi un événement traumatique lié à une guerre, de 1914 à aujourd’hui. Une pensée reconnaissable hante Des jours sans date : le retour à la maison est d’une certaine façon plus dur que la guerre, car on ne peut plus s’y accommoder alors. C’est la base des troubles de stress post-traumatique (TSPT), sujet que Jessa Wildemeersch traite avec une apparente simplicité, tout en soulignant la fragilité universelle de l’être humain.