Écriture

  • Pays d'origine : Norvège
  • Titre original : Vi er krigere
  • Date d'écriture : 2019
  • Date de traduction : 2020

La pièce

  • Genre : théâtre contemporain
  • Décors : un espace flottant
  • Nombre de personnages :
    • 4 au total
    • minimum 4 acteurs dont une femme
  • Durée approximative : 90 mn
  • Création :
    • Période : 2021
    • Lieu : Norvège
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

"MOI" se souvient d’épisodes de sa vie. "LES AUTRES" commentent, provoquent, posent des questions, sont en accord, en désaccord. Une cacophonie de voix brouille bientôt les pistes et bouleverse le souvenir de ce qui s'est passé.

Mais que s’est-il passé ?

Et comment distinguer le vrai du faux ? La réalité du fantasme ?

Et ces voix, qui dérangent-elles ?

Sont-elles des voix intérieures ou bien celles de la société ?

Les paroles et les sujets glissent, se brouillent et "MOI", qui a initialement pris la parole, se dissout dans "LES AUTRES". Qu’est-ce qu’un individu ? Une unité distincte de l’autre ?

MOI et LES AUTRES jouent à tour de rôle différents personnages, s’amusent avec « la vérité », la malmènent, la perdent. Et la « vérité » vit sa vie. Elle change telle la rumeur, selon les nécessités des situations.

Regard du traducteur

Cette pièce surprenante dans sa forme éveille en nous des questionnements sur notre rapport à l’autre. À travers des dialogues entre MOI et LES AUTRES, la complexité des relations humaines est abordée de façon étonnante. Dans une langue très concrète mais aussi pleine d’humour où le sens s’ouvre en permanence, Monica Isakstuen dissèque les relations souvent conflictuelles que nous entretenons avec les autres et notre rapport à nous-même. Par sa structure très construite, les personnages passent leur temps à glisser entre différentes situations. Même leur âge est flottant et il en va de même pour les acteurs qui vont porter ces paroles. Ceux qui jouent ont tous les âges.

Ici nous sommes dans un présent fictionnel où les acteurs endossent une multitude de personnes et donc une multitude de points de vue et nous embarquent dans des scènes où toutes les projections et les fantasmes sont possibles. Les relations ne sont jamais traitées d’un point de vue psychologique. C’est la langue qui est finalement le personnage principal. Tout se construit à travers elle.

Il y a chez Monica Isakstuen une parenté d’écriture avec Jon Fosse ou Arne Lygre : une langue minimaliste qui travaille le sous-texte, le non-dit, une langue très évocatrice qui offre une multitude d’interprétations.