Chef d’œuvre

de Christian Lollike

Traduit du danois par Catherine Lise Dubost

Écriture

  • Pays d'origine : Danemark
  • Titre original : Underværket–The re-mohammed ty-show
  • Date d'écriture : 2005
  • Date de traduction : 2007

La pièce

  • Nombre d'actes et de scènes : 3 parties
  • Décors : 1
  • Nombre de personnages :
    • 4 au total
  • Durée approximative : 70 mn
  • Création :
    • Période : 10 mai 2005
    • Lieu : ODSHERRED TEATER, Nykøbing Sjælland
  • Domaine : protégé : Nordiska AS
  • Lecture publique :
    • Date : juillet 08
    • Lieu : Festival d'Avignon, dirigée par Patrick Pineau

Édition

Résumé

Chef d’œuvre est une discussion virulente entre 4 personnages sur l’attentat du 11 septembre. Tantôt considéré comme un événement historique, tantôt comme une œuvre d’art, le jour qui a ébranlé le monde occidental est au cœur du questionnement qu’impose Christian Lollike. La civilisation moderne et le décalage politico-religieux qui oppose les cultures à l’aube du XXIème siècle est ainsi envisagée sous différents angles, et le politiquement correct démantelé au profit d’un discours provocateur et résolument autocritique. Les personnages ne sont pas clairement définis, ni par leur sexe, ni par leur âge et marquent ainsi l’universalité du thème. Chef d’œuvre porte la marque de sa génération, tiraillée entre un monde dont les valeurs sont devenues désuètes et un avenir incertain à reconstruire. Elle est aussi la marque d’une culture où le discours décomplexé sur les valeurs fondatrices du XXè siècle dépasse les tabous et les conventions et pose, sans détours, les problèmes tels qu’ils se présentent pour chacun au sein des sociétés occidentales.

Regard du traducteur

Christian Lollike est un des dramaturges danois les plus controversés de sa génération. Les sujets qu’il traite, ainsi que la forme qui caractérise ses œuvres reflètent avec une singularité particulière l’actualité dramatique danoise. Marquées d’une recherche constante de s’affranchir des conventions dramatiques, ses pièces se déroulent toujours en-deça de la psychologie des personnages et de l’illusion dramatique.

La traduction de Chef-d’œuvre en français est une gageure qui me paraît d’autant plus intéressante que le thème de l’œuvre sera sujet à controverses en France où les traditions chrétiennes et musulmanes s’enchevêtrent. C’est pourquoi je souhaite donner au spectateur français la possibilité de goûter au débat politique international tel que l’aborde un jeune dramaturge danois.