Écriture

  • Pays d'origine : U.K.
  • Titre original : Girls Like That
  • Date d'écriture : 2013
  • Date de traduction : 2014

La pièce

  • Genre : drame choral
  • Nombre d'actes et de scènes : Enchaînement de scènes
  • Décors : Pas de décor
  • Nombre de personnages : dont homme(s) et femme(s) dont homme(s) et 6 femme(s)
  • Durée approximative : 90 mn
  • Création :
    • Période : 12 juillet 2013
    • Lieu : Birmingham
  • Domaine : protégé

Édition

  • Edité par : Editions Théâtrales
  • Prix : 8.00 €
  • ISBN : 978-2-84260-754-8
  • Année de parution : 2017
  • 96 pages

Résumé

Les filles de Sainte Hélène ont grandi ensemble. Elles ont juré qu’elles seraient amies pour la vie. Au collège, au lycée, elles se serrent les coudes. Mais quand une photo de Scarlett nue fait le tour des élèves, les filles l’évitent, chuchotent et les garçons rigolent. Isolée, harcelée, Scarlett est obligée de changer de lycée. Mais son histoire la rattrape, sa photo circule à nouveau. Quand elle disparaît, tout le monde craint le pire et les médias s’emparent de l’histoire. Certaines regrettent leur attitude, mais le mal est fait. Au milieu du chœur des filles, surgissent des voix plus anciennes, celles de femmes de générations passées, des années 20, 60, 80, des femmes qui se sont battues pour leurs droits, leur liberté, pour ne plus être estampillées, surveillées, jugées. Scarlett découvre qu’après des années de lutte, les filles se montrent aujourd’hui plus cruelles encore que les hommes de l’époque.

Regard du traducteur

La pièce est inspirée de l’histoire d’Amanda Todd, une adolescente canadienne de quinze ans qui s’est suicidée après avoir publié une vidéo sur youtube dans laquelle elle expliquait son histoire : la photo d’elle les seins nus envoyée sur Internet, le chantage d’un inconnu, la condamnation de ses amis, ses changements de lycée et toujours, le rejet des autres. Evan Placey cite aussi Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller et c’est bien une chasse aux sorcières qui a lieu au lycée, aussi cruelle et folle que celle de la célèbre pièce.

Evan Placey a encore une fois recours au chœur pour montrer les préoccupations, les questionnements et les dangers de l’adolescence. Les filles racontent l’histoire de Scarlett à sa place ; elle n’a pas droit à la parole. C’est la version du groupe qui tient lieu de vérité, c’est le groupe qui condamne ou acquitte, qui accepte ou rejette. Individuellement, malgré leurs doutes, les filles n’osent pas sortir du rang. Elles n’ont pas de nom, pas d’identité. Il n’y a qu’un personnage : LES FILLES. Les seules voix qui se détachent sont celles des femmes du passé : la fille des années 20, la fille au casque d’aviateur, la fille aux épaulettes, autant d’ancêtres de Scarlett. Mais les filles de Sainte Hélène ont oublié l’histoire. Face aux garçons, à un âge où elles peinent à savoir qui elles sont, où elles souffrent de leurs complexes, la jalousie et les préjugés prédominent.