Écriture

  • Pays d'origine : Pays-Bas
  • Titre original : Tropenjaren
  • Date d'écriture : 1986
  • Date de traduction : 1994

La pièce

  • Nombre d'actes et de scènes : 3 actes de 2 scènes
  • Nombre de personnages :
    • 5 au total
    • 3 homme(s)
    • 2 femme(s)
  • Durée approximative : 1h15
  • Création :
    • Période : 20 octobre 1985
    • Lieu : Schonwburg Arnhem
  • Domaine : protégé : droits détenus par l'auteur.

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Deux (demi) frères, Vic Mol et Paul van Duivenoorde, se retrouvent dans l'appartement new-yorkais de ce dernier. Vic est homosexuel et flirte avec la maladie incurable que l'amour provoque souvent de nos jours. Aux antipodes il y a Paul, conventionnel et maîtrisé à l'image de l'aristocrate qu'il croit être son père et dont il porte la chevalière. Le conflit entre les deux frères vient de cette différence apparente de classe, puisque Vic n'est que la progéniture du chauffeur de Van Duivenoorde. L'arrivée carambolesque d'un travesti ne fait qu'accentuer l'écart entre les deux personnages qui n'ont en commun que leur passé colonial. Selon Vic ce passé les a détruit pour de bon. C'est alors que la mère rentre en scène pour dévoiler que son mari aristocrate l'ignorait à un tel point que la chaleur tropicale l'a incitée à faire son deuxième enfant également avec le chauffeur. Ce nouveau drame rapproche les deux (vrais) frères, et leur conflit antérieur semble alors dérisoire. Pour conclure Vic lance la chevalière par la fenêtre.

Regard du traducteur

Cette pièce 'bien-faite' contient une dramaturgie proche du soi-disant théâtre de boulevard. Cependant le fond de l'histoire et son style d'écriture rappelle parfois Tchekov, ou plus moderne : Edward Albee. La thématique du poids du passé colonial ainsi que le traitement sans ambages de l'homosexualité sont typiquement néerlandais. Un cocktail explosif qui fait retrouver le plaisir du théâtre 'pour tout le monde' après tant d'absurdisme élitaire et de noeuds intellectuels.