Trois femmes au-delà des limites, trilogie

de Francesco Randazzo

Traduit de l'italien par Rossana Jemma

Écriture

  • Pays d'origine : Italie
  • Titre original : Tre donne oltre il limite, tre monologhi
  • Date d'écriture : 2009
  • Date de traduction : 2016

La pièce

  • Nombre d'actes et de scènes : 3 scènes
  • Nombre de personnages :
    • 3 au total
    • 3 femme(s)
    • une prostituée d'origine hispanique, une femme trentenaire, une femme exilée ayant survécu à une guerre
  • Durée approximative : 60mn
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Cette pièce se compose de trois monologues de femmes. Puta, le premier monologue qui  peut être joué tout seul, est un texte saccadé, âpre, au souffle coupé par la cruauté de la vérité : ce sont les paroles confuses d'une jeune prostituée d'origine hispanique, sans papiers, sans espoirs ni illusions, qui, cette nuit-là, avant le silence définitif de son cœur, va parler sans détours d'elle-même au policier qui l'a arrêtée. Vers le mur d'en face est un court monologue aux allures plus poétiques que le premier, qui met en scène l'expérience traumatisante d'une  femme ayant vécu une guerre et survécu à un tireur embusqué. Celle-ci, seule face au public et empreinte d'une douleur aussi dure que du cristal, raconte son histoire, la mort de son fils, le viol, jusqu'à sa terrible fugue « vers le mur d'en face », vers « le vide » de la liberté qui pourtant ne pourra plus la sauver. Le dernier monologue, Assiettes cassées, est une sorte de verbiage désespéré, dépourvu de pudeur et par moments faussement léger, d'une trentenaire qui nous dévoile les horreurs qui peuvent se cacher derrière une famille bien comme il faut.

Regard du traducteur

Ces trois monologues constituent trois regards brefs et poignants sur trois femmes d'aujourd'hui au destin tragique qui, à travers leur parcours dramatique, nous entraînent au-delà des limites de l'hypocrisie rhétorique, du conformisme et des faux principes. Peu à peu, ces trois femmes blessées dévoilent aux spectateurs un douloureux secret qui a transformé leur existence en cauchemar en leur faisant prendre conscience de la dure vérité de la vie. En Italie, l’actrice, Rossana Veracierta, qui parle parfaitement italien et espagnol (et assez bien français), a fait de ce spectacle, depuis plusieurs années, (surtout de Puta), son cheval de bataille : sur scène elle donne vie de façon extrêmement véridique et émouvante à ces femmes énervées, blessées, meurtries, qui tout au long du texte racontent, pleurent ou chantent dans une langue tantôt crue, tantôt poétique, mélangeant italien et espagnol, leurs vies dramatiques.