Tout est bon dans la banane, même la fleur

de Suguru Yamamoto

Traduit du japonais par Dominique Palmé et Adrien Guitton

Avec le soutien de la MAV

Écriture

  • Pays d'origine : Japon
  • Titre original : バナナの花は食べられる。
  • Date d'écriture : 2021
  • Date de traduction : 2023

La pièce

  • Genre : comédie noire
  • Nombre d'actes et de scènes : 3 parties et 15 scènes
  • Décors : Dans cet espace, le dehors et le dedans se fondent intimement. Par exemple, devant les lignes blanches d’un passage clouté tracées sur le sol, il y a un lit. Sur un tapis d'environ 8m² se trouvent une table basse et un secrétaire. Un banc de jardin public est placé juste à côté d'une chaise et d'une table de café (avec dessus, un ordinateur portable). Sur un grand escabeau sont posés des vêtements, ainsi qu'une pendule (arrêtée à 11h pile). Au pied de l'escabeau, une poupée monstrueuse et des livres sont alignés dans des casiers de rangements. Un réverbère éclaire une guitare électrique, un ampli et un micro sur pied. Le mur du fond sert parfois d'écran de projection. La disposition de tous ces éléments importe peu. Il est d'ailleurs possible d'en ajouter d'autres. L'espace sera conçu à la manière d'un collage.
  • Nombre de personnages :
    • 5 au total
    • 3 homme(s)
    • 2 femme(s)
  • Durée approximative : 150 mn
  • Création :
    • Période : 25 mars 2021
    • Lieu : Morishita Studio, Tokyo
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Banane-en-Berne, seul, est ce qu'on pourrait appeler un « loser », un « déchet de la société ». Il décide alors de s'inscrire sur Pouic-Pouic, application de rencontre à l'immense succès. Il va y rencontrer Filoutin, escroc professionnel qui fabrique de faux profils pour extorquer de l'argent aux hommes désespérés. S'en suivent des rencontres avec d'autres personnages tout aussi perdus qu'eux deux : Miss Lénanette, travailleuse du sexe ; Coucoupé, ancien proxénète et dealer ; et la « Sublime » Alissa, à laquelle Banane-en-Berne (ou plutôt Bananus) voue un culte amoureux depuis leur rencontre aux alcooliques anonymes. Alternant humour, regard critique sur notre société de consommation, et tragédie humaine, Suguru Yamamoto dépeint les états d'âme de personnes qui sont à la marge de la société, qui croient encore aux sentiments humains et à l'empathie, avec une grande tendresse.

Regard du traducteur

Une pièce avec un style très marqué, qui alterne avec beaucoup d'agilité différents styles. On rit d'abord, puis c'est petit à petit une descente aux enfers. On en sort avec une grande empathie pour ces personnages qui se retrouvent un peu perdus dans ce monde. Nous avons essayé de rendre le style parfois filandreux du japonais, parfois très direct. En tout cas, l'écriture de Suguru Yamamoto est volontairement très contemporaine et « cabossée ». C'est une pensée en action qui s'écrit.