Écriture

  • Pays d'origine : Danemark
  • Titre original : Det normale liv
  • Date d'écriture : 2011
  • Date de traduction : 2012

La pièce

  • Genre : comédie
  • Nombre d'actes et de scènes : 11 scènes
  • Nombre de personnages :
    • 3 au total
  • Durée approximative : 1h40
  • Création :
    • Période : 2011
    • Lieu : Aarhus Teater, (Aarhus)
  • Domaine : protégé : Nordiska Aps

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

A se sent traquée. Elle confie son angoisse à B et C qui tentent de comprendre. A éprouve une répulsion physique pour les gros, se sent épiée par son employeur, trahie par ses collègues et incomprise par son mari. En proie à une angoisse croissante à l’idée de perdre le contrôle de son corps, A refuse de croire à l’existence d’une énigmatique instance de contrôle qui répondrait aux directives d’une tout aussi énigmatique institution régissant l’inconscient des citoyens. B et C tentent de la convaincre et de la faire progresser dans son raisonnement, mais l’histoire qu’ils voulaient raconter au départ revient sans cesse à son point de départ. A, B et C finissent par construire, dans des saynètes mises bout-à-bout, un voyage dans les tréfonds de l’inconscient collectif sur fond de satire socio-culturelle. Une comédie grinçante et cruellement efficace sur les thèmes chers à Christian Lollike : la conscience occidentale face au tiers-monde et la perte des valeurs de notre société.

Regard du traducteur

La vie normale procède d’une intention évidente de changement dans l’écriture de Christian Lollike. Le système dramaturgique reste pourtant semblable à celui de ses pièces précédentes, l’absence de caractère psychologique et les retours sur un discours dans le discours créant toujours aussi efficacement que dans les autres un jeu dans le jeu et une grande liberté d’interprétation. Le sujet de la pièce lui-même est différent, moins tragique et plus centrée sur le quotidien que sur l’actualité politique mondiale. Le ton, comique et grinçant n’échappe pas, cette fois non plus, au regard incisif de Lollike sur la civilisation occidentale – et c’est tant mieux !