La savetière prodigieuse & Mademoiselle Rose ou le langage des fleurs

de Federico Garcia Lorca

Traduit de l'espagnol par Jean-Jacques Préau

Écriture

  • Titre original : La savetière prodigieuse & Mademoiselle Rose ou le langage des fleurs

La pièce

Édition

Résumé

La Savetière prodigieuse et Mademoiselle Rose
Traduit de l'espagnol par Carlos Pradal et Jean-Jacques Préau

La Savetière prodigieuse et Mademoiselle Rose, pièces rarement rassemblées dans le même ouvrage, montrent, en une sorte de précipité, la vivacité de Lorca. Son génie passe, comme en se jouant, de la farce de la tradition populaire au conte cruel et mélancolique. Et, au coeur de chaque pièce, une femme seule incarne une fidélité sans faille, à la vie, à la mort.

La savetière illustre le choix artistique de Lorca - qui refuse le rapport de force mercantile avec un public auquel on vend du rire facile, des larmes superficielles - de faire un théâtre de poésie. A travers le personnage central, image poétique de l'âme humaine, la farce montre et démonte l'éternelle lutte entre la réalité et le désir.

Quant à Rose, passant sa vie à attendre un fiancé qui ne reviendra jamais, elle devient l'effigie parfaite de la rosa mutabile (si chère à son oncle botaniste) : Elle est rouge le matin, l'après-midi elle vire au blanc et, la nuit, elle s'effeuille. Ici, le lyrisme l'emporte sur le folklore et fait de la pièce l'une des plus singulières de Lorca.

A l'occasion du centième anniversaire de Federico Garcia Lorca, ces nouvelles et indispensables traductions pour la scène de Carlos Pradal et Jean-Jacques Préau permettent de redécouvrir, enfin, dans toute leur plénitude et leur universalité, les somptueuses richesses d'une dramaturgie trop peu et trop mal connue en France.

"Je revois Jean-Jacque Préau prendre son temps pour choisir un mot, pour ajuster une expression, pour prendre le rythme d'une phrase. L'exactitude, pour lui, était une forme de courtoisie envers le poète, envers l'acteur, envers le spectateur. Un mot juste, en effet, donne toujours plus de plaisir qu'un à-peu-près. (...)"

Extrait de la préface de Jacques Nichet.