Écriture

  • Pays d'origine : Chine
  • Titre original : Feichang majiang
  • Date d'écriture : 20

La pièce

  • Nombre d'actes et de scènes : 1 acte, 1 scène
  • Décors : Unique. Un appartement utilisé comme salle de mah-jong
  • Nombre de personnages :
    • 3 au total
    • 3 homme(s)
  • Durée approximative : 1h45
  • Création :
    • Période : 25 février 2000
    • Lieu : Petite salle du théâtre d'Art du Peuple, Pékin, Chine
  • Domaine : protégé (Li Liuyi)

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

La pièce se déroule de nos jours, au 19è étage d'un immeuble, appartement 1911. Les personnages sont : l'Aîné, le Deuxième (une ombre), le Troisième et le Quatrième. Frères jurés sous le serment du mah-jong, quatre individus s'apprêtent à vivre leur dernière partie. Ils ont décidé de faire leurs adieux au jeu et de se rendre utiles à la société. Le Deuxième tarde à venir. L'attente est longue et les trois partenaires se mettent à évoquer leur passé, le présent et ce futur auquel ils aspirent. Rapidement, nous oscillons entre vérité et mensonge. L'important ? "Ce qui s'est passé hier", une histoire qui rend les trois hommes nerveux et inquiets. Déstabilisés, leur comportement devient étrange voire même suspect. A l'une des répliques :"Demain sera un jour meilleur" répond l'angoisse du lendemain où l'on se trompe tant soi-même que sons voisin. Chacun s'évertue à dissimuler sa vérité tout en cherchant à découvrir les agissements des autres. Tous les coups sont permis. Mais, qui sera le plus rusé ? Au cours de cette ultime partie, les pièces du jeu (appelées tuiles) ne sont pas matérialisées. Les protagonistes jouent un mah-jong virtuel. Mais alors ? Que s'est-il donc passé hier ? Pourquoi le Deuxième tarde t-il à venir ? Et s'il arrivait maintenant, que se passerait-il ? Les trois hommes désirent-ils seulement sa venue ? Quelle issue espèrent-il ?

Regard du traducteur

L'œuvre nous parle de l'individu face à une société qui subit des transformations radicales. Si autrefois, l'individu se sacrifiait au nom du communisme, aujourd'hui, dans une Chine qui br?le les étapes pour se "mettre à niveau", le sacrifice est autre. Un sacrifice plus sournois, inconscient ou consenti, au nom de l'économie de marché cette fois, et qui est celui de son âme. On assiste à une période transitoire, sans système de valeurs, où l'être humain flottant, déboussolé, voire même dépressif, recherche avant tout l'oubli de soi. Dans ce contexte, le choix de quatre joueurs (ou plutôt trois + un manquant) réunis autour d'une table de jeu offre une situation dramatique idéale pour mettre en lumière les comportements humains. Une salle de jeu-métaphore où l'on vient dans une attitude de fuite face à la réalité ou, au contraire, prendre plaisir à philosopher pour mieux agir en société.