Écriture

  • Pays d'origine : Hongrie
  • Titre original : Vizsgalat à Rozsak Ugyeben
  • Date d'écriture : 1993
  • Date de traduction : 1993

La pièce

  • Genre : Légende criminelle
  • Nombre d'actes et de scènes : 7 tableaux
  • Décors : Plateau nu
  • Nombre de personnages :
    • 7 au total
    • 6 homme(s)
    • 1 femme(s)
  • Domaine : protégé par ARTIJUS

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

L’action se déroule dans une cellule de prison qu’occupe un jeune garçon pour avoir vomi sur une fresque religieuse. Celle-ci représente « un immense rosier dans l’ombre duquel se repose le Sauveur et la Vierge Marie » et elle est surtout le symbole de l’histoire et de la piété de la ville. Les gardiens de la prison questionnent le garçon et tentent de lui faire comprendre la portée scandaleuse de son acte, n’hésitant pas à user de violences à l’occasion. Un juge arrive mystérieusement et commence à l’interroger. On apprend alors que ce garçon était un modèle pour une femme -peintre qui avait reçue commande d’un tableau et qu’une étrange relation amoureuse s’est tissée entre eux. Un ami du juge survient et annonce que le corps de la jeune fille a été retrouvé, pendu non loin du hameau où habitait le garçon. Cet ami arrache des aveux au garçon et lui révèle que le juge et lui étaient les véritables commanditaires du tableau.

Regard du traducteur

Cette pièce est la première d’un auteur hongrois. Elle est inspirée d’une de ses nouvelles. Des univers et des personnages très contrastés s’y affrontent : des gardiens spécialistes de chasse à l’homme, un juge mystérieux passionné par les criminels, un jeune garçon solitaire d’une extrême sensibilité…

La quête de ces personnages est également singulière : les Gardiens rêvent d’atteindre la stature métaphysique du Juge suprême, le Juge interroge le Mal, auquel il est lié, par un contrat éternel et le Garçon tente de retrouver sa rose où en tout cas préserve sa légende…

Il ne s’agit donc pas d’une pièce policière où l’intrigue se dénoue au fur et à mesure de l’enquête et où, d’un côté il y a les victimes et de l’autre, le coupable. Il ne s’agit pas non plus d’une « histoire linéaire » où les évènements et les mots sont immédiatement captés, analysés et ingurgités. Tout ce passe pour le lecteur-spectateur, comme s’il dialoguait avec un étranger dont la langue ne lui serait connue qu’à moitié : une sensation d’incertitude le tiraille constamment ce qui a deux conséquences. La première, qu’il a envie d’y revenir pour s’en assurer et la seconde, qu’il fabrique en partie son histoire, sa propre légende.