Écriture

  • Pays d'origine : Suède
  • Titre original : Var man
  • Date d'écriture : 2002
  • Date de traduction : 2004

La pièce

  • Genre : Drame
  • Nombre d'actes et de scènes : 48 scènes
  • Décors : pas précisé.
  • Nombre de personnages :
    • 5 au total
    • 3 homme(s)
    • 2 femme(s)
  • Durée approximative : 1h30
  • Création :
    • Période : 2003
    • Lieu : Théâtre National de Växjö
  • Domaine : protégé : Susanne Burstein Scènes Nordiques

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Une petite ville de Suède, un été. Kristian va avoir 18 ans et mène une vie d'adolescent ordinaire. Il rencontre Tobias, un garçon plus âgé, qui l'introduit dans un mouvement néo-nazi. Durant cette même période, Kristian rencontre Sanna, une jeune fille en marge de la société qui traîne avec les désœuvrés de la ville. Petit à petit, Tobias réussit à embarquer Kristian dans ses convictions et le pousse à participer à des actes violents. Et bientôt, tous deux vont commettre l'irréparable.

Regard du traducteur

J'ai tout de suite été séduite par la pièce aussi bien dans sa forme que dans son propos. Le rythme est soutenu, la langue jeune et concrète. Les répliques sont courtes et vives. L'histoire avance selon deux temps. Nous suivons d'une part l'évolution du personnage central, Kristian, qui va être entraîné dans la spirale infernale de l'idéologie néo-nazie, ce qui engendrera chez lui un changement de comportement et le poussera à commettre des actes violents. Nous suivons également la manipulation qu'opère Tobias sur lui. D'autre part, il y a un personnage statique, la victime, qui raconte rétrospectivement ce qui, selon elle, a incité Kristian et Tobias à devenir agressifs et aller jusqu'au viol. La ligne narrative est régulièrement entrecoupée par les monologues de la victime, ce qui renforce d'autant plus le caractère inéluctable de la descente aux enfers de Kristian.

Cette pièce décrit la dérive de 3 adolescents qui se trouvent à une période difficile de leur vie. Ils sont dans une position inconfortable : exclus par leur famille, par l'école, ou par les gens de leur ‚ge, ils cherchent à s'affirmer comme ils le peuvent en trouvant une identité dans un mouvement politique qui les écoute et les accepte tels qu'ils sont. Ils se mettent progressivement en marge de la société et, n'ayant pas de garde fou, laissent leur haine et leur désespoir s'exprimer librement.
Malgré un sujet difficile, la pièce ne tombe jamais dans le pathos ni dans la grandiloquence. Elle invite plutôt à la réflexion.