Écriture

  • Pays d'origine : Norvège
  • Titre original : Bare være god
  • Date d'écriture : 2019
  • Date de traduction : 2019

La pièce

  • Genre : théâtre contemporain
  • Nombre d'actes et de scènes : 21 scènes
  • Décors : non spécifié
  • Nombre de personnages :
    • 5 au total
    • 3 homme(s)
    • 2 femme(s)
  • Durée approximative : 80 mn
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Une jeune réfugiée mineure – le pays d’où elle vient est moins important que son statut de réfugiée –arrive dans un pays occidental et est accueillie par une famille de la classe moyenne supérieure. La famille se compose d'une femme avec ses deux fils d'un précédent mariage et d’un homme. Elle est femme au foyer, l'homme a un bon travail. Il règne une distance au sein du couple : le manque de respect de l’homme pour sa femme, son ennui à elle maintenant que les fils approchent de l'âge adulte. La réfugiée est son projet à elle ; un but dans sa vie. L'homme montre rapidement un intérêt pour la jeune fille, mais pour d'autres raisons. La jeune fille se sent bientôt partagée entre la bienveillance et les bonnes intentions de la mère adoptive et l'intérêt personnel et progressivement plus physique du beau-père.

Regard du traducteur

Cette histoire traite essentiellement de relations, des rapports des uns aux autres et de hiérarchie. Les répliques indiquent en partie une méta-perspective, de même que les personnages (qui ne portent pas de nom et dont on ne sait rien), qui sont, d’une certaine manière, conscients de leur rôle dans la pièce. La jeune fille pourrait être en mesure de dire : « Ceci n'est pas mon histoire, je suis juste un pion dans ce jeu », mais aussi entrer entièrement dans son personnage. C’est un jeu à la fois avec l'histoire et la manière de la raconter. Ce texte reflète simultanément deux choses : l’importance de l’histoire, ce que c'est que d'être à la merci de gens qui nous aident, mais aussi comment les rapports et la hiérarchie entre les personnages deviennent souvent unidimensionnels.

Les personnages entrent et sortent de la pièce, peuvent commenter, ne pas être d'accord avec le déroulement de l'histoire, avec les intentions des autres, et ainsi de suite.

« Mon point de départ est ici les circonstances dans lesquelles ma propre grand-mère s’est trouvée en tant que réfugiée après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, les problèmes posés ne sont pas devenus moins importants au cours de ces dernières années. Les médias en Norvège ont à plusieurs reprises évoqués des situations où des personnes ayant le pouvoir se sont servis de jeunes réfugiés se trouvant dans une situation vulnérable. En ce moment, il y a un procès contre un ancien ministre qui semble avoir exploité des réfugiés, sous couvert de charité. Je ne veux cependant pas raconter une histoire chronologique, allant de A à Z, uniquement sur l'exploitation, mais discuter des prémisses : Comment est-ce possible ? Qui peut intervenir et de quelle manière ? Combien ça coûte de renoncer à ses privilèges pour aider les autres ? ».