Bouh !

de Mike Kenny

Traduit de l'anglais par Séverine Magois

Écriture

  • Pays d'origine : U.K.
  • Titre original : Boo!
  • Date d'écriture : 2009
  • Date de traduction : 2012

La pièce

  • Genre : Pièce jeune public (à partir de 10 ans)
  • Nombre d'actes et de scènes : la pièce est écrite comme une succession de séquences assez brèves
  • Décors : l’intérieur et l’extérieur d’une maison, la pièce s’articulant pour l’essentiel autour de la dialectique du dedans et du dehors
  • Nombre de personnages :
    • 4 au total
    • 3 homme(s)
    • 1 femme(s)
  • Durée approximative : 1h15
  • Création :
    • Période : mars 2009
    • Lieu : Mind the Gap, Bradford
  • Domaine : protégé

Édition

Résumé

L’Angleterre, aujourd’hui, une banlieue ouvrière. C’est là que vit Bouh, avec son grand frère Benny, qui s’occupe de lui depuis le décès de leur mère. Bouh est atteint d’une forme d’autisme qui l’isole du monde et se traduit par un rapport particulier aux mots et aux choses, une obsession de la cohérence, une peur panique du changement… C’est maintenant un adulte, mais on dirait toujours un enfant. Soucieux de protéger ce frère vulnérable, Benny lui interdit de quitter la maison.
Le monde du dehors est de son côté incarné par un adolescent et sa jeune sœur qui, pour tromper l’ennui des grandes vacances, traînent dans un parc en face de chez Bouh. Ils se mettent au défi d’aller frapper à sa porte, car ils veulent en savoir plus sur ce personnage étrange et différent. Leur curiosité est d’autant plus vive qu’une sale rumeur court dans la ville depuis la disparition de la petite Kelly Spanner.

Regard du traducteur

Mike Kenny nous parle ici d’un monde où règne la peur de l’autre, où la différence n’est ni comprise ni acceptée. À travers ce conte urbain, il nous décrit le parcours initiatique d’une petite fille qui prendra conscience que les actes, le silence et les mots ont des conséquences irréversibles. Et que le danger n’est pas forcément là où on l’attend. La fable est certes tragique, mais l’humour, la fantaisie et la tendresse y ont toute leur place, comme si souvent chez cet auteur.