À l'affiche

Antoine Vitez, le devoir de traduire

disponible chez Actes Sud-Papiers

En juillet 1994, le Festival d’Avignon rendit hommage à l’œuvre d’Antoine Vitez. Une demi journée d’étude (l’après-midi du 18 juillet) fut consacrée à sa pratique traductive. Il s’agissait à la fois d’évoquer l’importance que Vitez accordait à la traduction, son goût et sa passion des langues, son intérêt spécifique pour les domaines russe, hellénique et allemand. La qualité des communications présentées ce jour-là – interventions, témoignages, analyses – fit alors l’objet d’une publication.
Vingt ans plus tard, la pensée du grand metteur en scène continue de résonner : dans cette édition revue et augmentée, la traduction de théâtre s’interroge, se scrute, s’analyse, et son enjeu, saisir le geste qui institue l’œuvre et commande la parole théâtrale, s’impose. Comme disait alors Antoine Vitez : “Traduire, c’est mettre en scène.”


Présentation du Cahier n°12 à la Maison Jean Vilar

mardi 11 juillet à 17h, Maison Jean Vilar, Avignon

Le Drame en révolution. Ecritures théâtrales allemandes 1907 - 1937
par Jean-Louis Besson et Cécile Schenck

Dans les premières décennies du XXe siècle, jusqu’à ce que le nazisme étouffe toute création artistique originale, des auteurs de langue allemande ont profondément bouleversé l’écriture dramatique. Certains sont bien connus – Brecht, Schnitzler, Horváth –, d’autres beaucoup moins. (…) On ne s’étonnera pas de trouver parmi les auteurs un peintre, Oskar Kokoschka, un sculpteur, Ernst Barlach, un musicien, Hans Henny Jahnn, des romanciers, Robert Walser, Heinrich et Klaus Mann, des activistes révolutionnaires, Ernst Toller, Friedrich Wolf, Walter Mehring, Jura Soyfer et des figures singulières comme Reinhard Goering ou Albert Drach.
Disponible aux éditions Théâtrales.


"Insoutenablement longues étreintes" d'Ivan Viripaev

dimanche 16 juillet à 11h, La Chartreuse, Villeneuve-lez-Avignon

L'histoire commence à New York où Monica, Charlie, Amy et Christophe, quatre jeunes gens aux destins brisés viennent à se croiser. Aliénés par le mode de vie moderne, accros à une jouissance qui rime avec claustrophobie et alimente un sentiment d'échec de plus en plus grand, ils vont être amenés à redéfinir radicalement les paramètres de leur liberté. Entre errance et prise de conscience tardive, ils paieront le prix fort.
Traduit du russe par Galin Stoev et Sacha Carlson.
Lecture dirigée par Galin Stoev avec Pauline Desmet, Sébastien Eveno, Nicolas Gonzales et Marie Kauffmann.


"Anesthésie" d'Agnieska Hernández Díaz

dimanche 16 juillet à 14h45, La Chartreuse, Villeneuve-lez-Avignon

Sous un pont, à l'entrée de la Havane, des "voix urbaines", réunies par un drame - l'agression d'une jeune femme, hospitalisée entre la vie et la mort dans l'attente d'une greffe – dialoguent ou monologuent, se répondent ou pas, crient leur douleur. Comment survivre, comment espérer encore ? Force est pour eux de constater qu'il ne leur reste plus de larmes pour La Havane. Cette pièce où le réalisme le dispute à l'allégorie dresse un tableau empreint de tristesse et de rage du Cuba d'aujourd'hui.
Traduit de l'espagnol (Cuba) par Christilla Vasserot.
Lecture dirigée par Caroline Guiela-Nguyen avec Boutaïna El Fekkak, Dan Artus, Alison Valence (distribution en cours).


"Seule - Paroles de soldate en Iraq" d’Helen Benedict

mardi 13 juin, Printemps des comédiens, Montpellier

Comme son titre l’indique, Seule – Paroles de soldates en Iraq, traduit de l’anglais par sept traductrices de la MAV, parle de la solitude des soldates qui, contrairement à leurs collègues masculins, pour avoir voulu faire un « métier d’homme », ne trouvent que très rarement dans leurs unités le réconfort de « l’esprit de corps » et de la camaraderie. À la fois bouleversant et nécessaire, le texte offre un regard sans fard sur la violence subie par les soldates, une violence qui se répète dans tous les conflits armés.
Lecture dirigée par Dag Jeanneret.


"Espèce d'animal" de Douglas Maxwell

mercredi 14 juin, Printemps des comédiens, Montpellier

Espèce d’animal, traduit de l’anglais par Gisèle Joly et François Raison, est l’histoire d’un adolescent qui est hanté par l’idée que l’Homme n’est qu’une étape dans la chaîne de l’Evolution et qu’il porte en lui les traces du passé. Il est sujet à des sortes d’épiphanies où il se sent « devenir animal », créant des situations drôles, insolites, parfois inquiétantes. À travers le prisme de sa compréhension « zoomorphique » du monde, il nous fait appréhender son univers, l’école, les parents, ses amours, les troubles, les émois et les joies de ses seize ans.
Lecture dirigée par Dag Jeanneret.
Disponible aux éditions Espaces 34.


"Le drame en révolution"

Cahier n°12 de la Maison Antoine Vitez aux éditions théâtrales

Le théâtre allemand n’est plus à découvrir ? Et pourtant !
Dans les premières décennies du XXe siècle, jusqu’à ce que le nazisme étouffe toute création artistique originale, des auteurs de langue allemande ont profondément bouleversé l’écriture dramatique. Certains sont bien connus – Brecht, Schnitzler, Horváth –, d’autres beaucoup moins.
L’objectif de cet ouvrage est de faire découvrir des textes étonnants, émouvants, insolents, poétiques ou drôles.
Les 26 textes de ce recueil (22 extraits longs et 4 œuvres intégrales) ont été choisis, présentés et, pour la plupart, traduits par des membres du comité allemand de la Maison Antoine-Vitez, dans le cadre d’un travail en commun coordonné par Jean-Louis Besson et Cécile Schenck.


"Occident Express" de Stefano Massini

mardi 13 juin, Hôtel de Galliffet, Paris

En 2015, Haïfa, une femme âgée qui vit à Mossoul, prend la fuite avec sa nièce de 4 ans dans les bras. Elle parcourt 5 000 km, depuis l’Iraq jusqu’à la mer Baltique, sur la route des Balkans. Dans Occident Express, traduit de l'italien par Federica Martucci et Olivier Favier, Stefano Massini perçoit l’histoire de cette femme à la fois comme l’expression d’une grande force et l’un des paradigmes de notre époque.
Lecture par Ottavia Piccolo (en italien surtitré).


"Les Sensuels" d’Alejandro Tantanian

les 24 et 27 mai, Festival Ecrire et Mettre en scène Argentine, Panta Théâtre, Caen

Définie par son auteur comme un mélodrame, Les Sensuels – traduit de l’espagnol par Marion Cousin - explore et épuise jusqu'à l'excès les ressorts de ce genre populaire que Tantanian affectionne depuis ses premiers textes.
Librement inspirée des Frères Karamazov de Dostoïevski, la pièce fait se croiser trois fratries, les Malheur, les Richardson, et les Tigrov, toutes trois liées par la figure spectrale de Teodoro, époux et père tyrannique, assassiné dès le prologue dans une violente pantomime, et par un sortilège jeté par la veuve de la victime.
Mis en espace par Guy Delamotte.


"Ridicules ténèbres" de Wolfram Lotz

lundi 29 mai, Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris

Cette « pièce de guerre » - traduite de l’allemand par Pascal Paul Harang - s’inspire du roman de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres et de son avatar cinématographique, Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. Une insondable jungle dans laquelle vont se rendre ridicules ceux-là mêmes qui croient ou prétendent se rendre utiles à l’humanité : les Européens. À sa création en Allemagne, en 2014, la pièce s'est retrouvée à l’affiche de six théâtres : l’Akademietheater de Vienne, le Thalia Theater de Hambourg, le Deutsches Theater de Berlin, et puis Wiesbaden, Essen et Lucerne !