À l'affiche

"Quartier 3 : destruction totale" de Jennifer Haley

du 14 février au 11 mars, Théâtre de Poche, Bruxelles

Dans Quartier 3 : destruction totale, Jennifer Haley, traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuel Gaillot, nous propose une réflexion passionnante sur le thème de la réalité : la valeur qu'on accorde à ce qu'on imagine réel, la négligence ou le dégoût qu'on éprouve envers ce qu'on envisage comme des concurrences à la réalité (qu'il s'agisse de drogues, de jeux vidéo ou de crises de démence), la terreur de ne plus sentir la différence entre ce qui est réel de ce qui ne l'est point.

Mis en scène par Olivier Boudon.

Texte disponible aux éditions Espaces 34.


Le comité nordique de la MAV aux Lundis en coulisse

lundi 27 février, Théâtre Nouvelle Génération, Lyon

Proposés par le théâtre de Narration, les Lundis en coulisse proposent tous les mois des découvertes de textes contemporains. En février, un focus sur les écritures scandinaves, avec :
pour la Norvège :
- Épreuve nationale de Maria Tryti Vennerød
- Retours de Fredrik Brattberg
pour la Finlande :
- Yksinen - seules en l'île de Laura Ruohonen
pour la Suède :
- Habiter le temps de Rasmus Lindberg
- Presque égal à de Jonas Hassen Khemiri


"TTTT" de Toshiki Okada

jeudi 2 mars, Maison de la Culture du Japon, Paris

Toshiki Okada – traduit du japonais par Corinne Atlan – a écrit ce TTTT spécifiquement pour la Compagnie des lucioles après que celle-ci ait créé en 2014 son texte Cinq jours en mars. Il y aborde la question de la spiritualité, et les notions que nous pouvons y englober, en fonction de notre nationalité, de notre regard sur l’autre. Il y interroge également la notion de texte théâtral et remet en question le théâtre du XXe siècle.
Lecture dirigée par Jérôme Wacquiez.


Journées du théâtre autrichien à Paris

du 30 janvier au 1er février, Goethe-Institut, Paris

La 26e édition a pour thématique "la société sur le grill", et propose trois lectures dirigées par Heinz Schwarzinger :

  • La Toison d’or de Franz Grillparer (traduit par Gilles Darras)
  • Un beau lièvre est le plus souvent l’Unisollitaire de Philipp Weiss (traduit par Katharina Stalder)
  • Viande en boîte de Ferdinand Schmaltz (traduit par Henri Christophe)


Festival Prise Directe

du 3 au 10 février, à Lille, Roubaix, Villeneuve d’Ascq et Mouscron

Les auteurs contemporains sont au cœur de ce festival, par leurs textes bien sûr, mais aussi par leur présence à laquelle est associée celle des traducteurs.
Quatre textes MAV sont présentés, accompagnés d’une rencontre : « Auteur, Traducteur, Metteur en scène, dans la cuisine de la création » animée par Laurent Muhleisen,
avec les auteurs : Alice Birch et Rob Evans,
les traducteurs : Séverine Magois, Ronan Mancec, Leyla-Claire Rabih, Kelly Rivière, Sarah Vermande et Frank Weigand,
les metteurs en scène : Simon Delétang et Arnaud Anckaert,
ainsi que Claire Stavaux des éditions l’Arche, et Benoît Verhille, des éditions la Contre Allée.
Consulter le programme.


Théâtre Public n°223

Nouvelles écritures dramatiques européennes

Il est convenu de se lamenter sur l’absence d’auteurs dramatiques ou de regretter le temps révolu des grandes écritures théâtrales. Mais depuis quelque temps, ce discours longtemps ressassé s’estompe devant la somme de créations et de publications qui attestent le contraire, en France notamment et en Europe.
Issu d’un forum - organisé par l’Université Paris Ouest/Nanterre, le Théâtre National de Strasbourg et la Maison Antoine Vitez - tenu en 2016 au Théâtre national de Strasbourg, ce numéro 223 de Théâtre/Public se consacre à l’exploration de ces nouvelles écritures.
Cette toute première investigation est menée dans sept pays européens (Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Écosse, Italie, Irlande). Éclairée par des spécialistes de ces écritures - présentées par les artistes eux-mêmes et leurs traducteurs et traductrices - , elle propose à la lecture des extraits inédits de ce théâtre en train de s’écrire.

Tarif préférentiel pour les adhérents de la MAV : 12€ (en appelant le 01 56 93 36 70).

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"Bull" de Mike Bartlett

mardi 7 mars, Théâtre du Rond-Point, Paris

Directe, rapide, courte et violente, Bull, traduit de l’anglais par Kelly Rivière, dresse un tableau féroce de l’entreprise.
Ils sont trois, et il n’y a que deux postes. Tel saint Thomas plongeant ses doigts dans la plaie du Christ, on assiste médusé à la mise à mort d’un homme. Et l’on se demande si ce monde-là est bien réel, si ce sont bien les hommes qui l’ont créé. Mais le pire, sans doute, est que l’on rit devant tant d’absurdité, d’un rire qui nous terrasse.
Lecture dirigée par Olivier Coyette.


"Je crois en un seul dieu" de Stefano Massini

du 14 mars au 9 avril, Théâtre du Rond-Point, Paris

Je crois en un seul dieu, traduit de l’italien par Federica Martucci et Olivier Favier, tisse ensemble trois monologues intérieurs pour radiographier le drame géopolitique du Moyen-Orient : celui d’une professeure d’histoire juive proche de la gauche israélienne, celui d’une étudiante palestinienne désireuse de devenir une martyre et celui d’une militaire américaine blasée par la situation. Une seule comédienne pour les 3 rôles permet de révéler toute la complexité humaine.
Ce texte est également mis en lecture par Claire Engel, au CDN de Montpellier, le 14 mars.
Texte disponible chez L'Arche éditeur.


"L’Origine du monde. Portrait d’un intérieur" de Lucia Calamaro

lundi 23 janvier à 20h, Théâtre de l’Odéon, Paris

Deuxième rendez-vous des « nouvelles dramaturgies européennes » proposé par le Théâtre de l’Odéon et France Culture, en partenariat avec la MAV.
Autrice, metteure en scène et comédienne, Lucia Calamaro s’impose aujourd’hui comme une figure majeure de la scène italienne. Le travail qu’elle développe frappe autant par la puissance de son écriture que par la radicalité de la mise en jeu des acteurs. Le cycle L’Origine du monde, traduit de l’italien par Federica Martucci, est caractéristique de l’humour décapant de son théâtre, mais aussi du partage vibrant et de la mise à nu qu’il vise.
Lecture réalisée par Laure Egoroff.


"Je crois en un seul dieu" de Stefano Massini

du 10 au 20 janvier, Comédie de Saint-Etienne

Je crois en un seul dieu, traduit de l’italien par Olivier Favier et Federica Martucci, aborde avec subtilité la question israélo-palestinienne, à travers le parcours de trois femmes, trois identités portées par une seule comédienne : une professeure d’histoire juive qui fait partie des milieux de la gauche israélienne, une étudiante palestinienne qui cherche à devenir une martyre et une militaire américaine faisant partie des troupes américaines qui prêtent main forte à l’armée israélienne dans les opérations anti-terroristes. La construction en monologue permet d’accentuer leurs différences mais aussi leurs similitudes, révélant ainsi toute la complexité humaine.
Mise en scène d'Arnaud Meunier. Avec Rachida Brakni.