Écriture

  • Pays d'origine : Allemagne
  • Titre original : Nothing Hurts
  • Date d'écriture : 1999
  • Date de traduction : 2001

La pièce

  • Genre : Contemporain
  • Nombre d'actes et de scènes : 4 actes, 12 scènes au total
  • Décors : 6
  • Nombre de personnages :
    • 5 au total
    • 2 homme(s)
    • 3 femme(s)
  • Création :
    • Période : Avril 1999
    • Lieu : Spring Dave Festival à Utrecht
  • Domaine : protégé

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Sylvana, réalisatrice de films, rêve de corps qui s'entrechoquent, d'accidents de voitures, de mutilations. Elle entretient avec la journaliste Barbara des rapports ambigus et conflictuels. Les deux femmes ne parviennent pas à se rapprocher, à se comprendre. Dans ce décor électronique signalé par des caméras vidéos et des platines de DJ, les sentiments sont réduits à des phrases creuses. La pièce s'achève sur Sylvana à l'hôpital, agonisante à moins qu'elle ne rêve de son agonie.

Regard du traducteur

Nothing hurts, pièce écrite à l’origine pour une co-mise en scène de l’auteur et de la chorégraphe Anouk van Dijk, fait appel à la fragmentation des mots comme à celles du corps. Sorte de variation autour de l’accident de voiture, ce texte explore la contamination du langage par les images cinématographiques, notamment Crash de Cronenberg et Sailor et Lula de Lynch. Dans cette très belle pièce autour du trouble identitaire, de l’impossibilité du désir, Richter invente une langue faite de citations, de contaminations d’autres matières, ainsi qu’à l’inverse, de répétition comique d’un même mot jusqu’à épuisement du sens. Cette forme à la narration éclatée voire contradictoire, qui fait référence à la performance, au life art, est une remise en cause des codes théâtraux classiques.