L’enfant de Marie

de Bengt Ahlfors et Johan Bargum

Traduit du suédois par Philippe Bouquet

Écriture

  • Pays d'origine : Suède
  • Titre original : MARIES BARN
  • Date d'écriture : 1991
  • Date de traduction : 1992

La pièce

  • Genre : Pièce à thèse
  • Nombre d'actes et de scènes : six, avec entracte possible après la quatrième
  • Nombre de personnages :
    • 4 au total
    • 2 homme(s)
    • 2 femme(s)
  • Durée approximative : 1 h 30
  • Création :
    • Période : janvier 1991
    • Lieu : Helsinki – Lilla Teatern
  • Domaine : Protégé : Arvid Englind AB Karlavägen 56, Box 5124 – s 10243 - Stockolm

Édition

Résumé

C'est tout le problème des manipulations génétiques qui est ici posé à travers le cas d'une femme, biologiste réputée, qui à la suite de l'intervention d'un journaliste, se rend compte à quoi peuvent être exploitées ses découvertes - à l'origine destinées à mettre au monde l'enfant qu'une femme a tellement désiré. Elle finit par se suicider. La thèse passe très bien car il s'agit d'un cas très précis et concret auquel le spectateur peut s'identifier. Aucun prêchi-prêcha.

Regard du traducteur

Une pièce très sérieuse sur la bioéthique (thème qui devrait, hélas, être d'avenir) et les manipulations génétiques qui met en scène le drame de conscience d'une chercheuse (et sans doute de beaucoup de ses collègues). Doit-on rendre public dans tous les cas le fruit de ses recherches (et parfois de toute une vie) face aux risques de dérives (commerciales, médiatiques et autres) qu'elles risquent d'entraîner. Une pièce à thèse, certes, mais traitée de façon très concrète, sous l'angle des répercussions dans la vie du personnage principal. A une époque où certains veulent résumer l'être humain à ses gènes, voilà de quoi alimenter la réflexion de bon nombre de personnes tout en restant du bon et vrai théâtre.