Écriture

  • Pays d'origine : Portugal
  • Titre original : A ceia dos cardeais
  • Date d'écriture : 1901
  • Date de traduction : 1993

La pièce

  • Genre : comédie dramatique
  • Nombre d'actes et de scènes : acte unique
  • Décors : salon baroque sombre avec une grande table et des chaises pour un souper
  • Nombre de personnages :
    • 3 au total
    • 3 homme(s)
  • Durée approximative : 60 mn
  • Création :
    • Période : 24 mars 1902
    • Lieu : Teatro D. Amélia (actuel Teatro Sao Luis) - Lisbonne
  • Domaine : public

Édition

Cette traduction n'est pas éditée mais vous pouvez la commander à la MAV

Résumé

Trois vieux cardinaux se retrouvent pour un souper quelque part au vatican. Il y a un français, un espagnol et un portugais. Du fond de leur vieillesse, à la fin de leur vie publique, ils se souviennent de leur premier amour. En le racontant aux autres, chacun révèle son vrai secret ainsi que le mode qui est propre à chacune de leur nationalité : le donjuanisme espagnol, la galanterie et le bon mot français, la "saudade" portugaise. A la fin... Dieu a disparu.

Regard du traducteur

En vers rimés, cette pièce courte et "ramassée" tient un propos fort original : vieillesse de trois hommes d'église finalement inutiles, accomplissant des gestes de survie et qui ne semblent se souvenir que de l'amour pour les femmes.
Dans une progression dramatique impeccable, l'auteur nous mène du donjuanisme narcissique au narcissisme de la parole, à l'art intellectuel de la séduction pour finir par un demi-blasphème dont la violence de l'amertume est la "coda" de la pièce.
Le regard d'un auteur bourgeois sur l'amour en France, Espagne et Portugal a quelque chose à la fois de théâtral, de schématique et de pertinent. Le succés de Julio Dantas au Portugal était immense : une réplique de la pièce ("A quoi pensez-vous, Cardinal?" - "Comme il est différent l'amour au Portugal.") est entrée dans la mémoire collective nationale. Les futuristes (Pessoa en tête) ont beaucoup tempesté contre Julio Dantas. Le Souper a cependant quelque chose de dérisoire et de profond, une véritable théâtralité et une immense importance dans le théâtre (bourgeois) du Portugal du début du XXè siècle qui mérite grande attention et des mises en scène contemporaines.