Écriture

  • Pays d'origine : Italie
  • Titre original : La pecora nera
  • Date d'écriture : 2006
  • Date de traduction : 2009

La pièce

  • Genre : Théâtre-récit (théâtre de narration)
  • Nombre d'actes et de scènes : 3 parties
  • Décors : Aucune indication
  • Nombre de personnages :
    • 1 au total
    • 1 homme(s)
  • Durée approximative : 1H10
  • Domaine : protégé
  • Lecture publique :
    • Date : 2010
    • Lieu : Face à Face, Théâtre de la Ville, Paris

Édition

Résumé

Le narrateur -patient d'un asile d'aliénés traité par électrochocs- se souvient de son enfance et des trente-cinq années d'internement, alors, nous dit-il, qu'il vient juste de mourir.

Le récit se divise en trois temps, avec un préambule et un entracte, où le narrateur semble changer d'identité : sans nom dans la première partie, il revêt celui de Nicola dans la seconde, qui nous apparaît comme son double schizophrénique dans la troisième partie. L'aspect politique, moins présent en apparence que dans ses autres textes, sous-tend cependant l'ensemble du récit dans la métaphore carcérale de l'asile d'aliénés "électrique" -moderne à la façon des "fabuleuses années Soixante", qui sont celles du miracle économique italien et de la dictature des apparences. Provocateur, Ascanio Celestini joue encore du contraste entre ce monde supposé parfait qui semble reléguer tout passé à une préhistoire de l'homme, et une réalité de laissés pour compte, quelquefois détenteurs d'une puissante poésie.

Regard du traducteur

L’oeuvre d’Ascanio Celestini, introduite en Belgique il y a quelques années, commence seulement à être découverte en France. Avec ce texte, le théâtre de narration apporte ici un vertige scénique original dans le dédoublement et la distanciation du personnage schizophrénique. Plus que jamais, il replace le texte au centre de la performance théâtrale. Avec ce texte et Storia di un scemo di guerra, nous pourrions parler de l’émergence d’un théâtre conté.