Ci-vi-li-sa-tion

de Claus Beck-Nielsen

Traduit du danois par Terje Sinding

Écriture

  • Pays d'origine : Danemark
  • Titre original : Ci-vi-li-sa-tion
  • Date d'écriture : 1999
  • Date de traduction : 2001

La pièce

  • Nombre d'actes et de scènes : Acte I : 10 scènes - Acte II : 1 scène
  • Décors : 1
  • Nombre de personnages :
    • 9 au total
    • 8 homme(s)
    • 1 femme(s)
  • Création :
    • Période : avril 2000
    • Lieu : théâtre Royal Copenhague
  • Domaine : protégé : Teaterförlager Colombine, Gaffelgränd 1A - 11130 Stockholm (Suède)

Édition

Résumé

La pièce de Claus Beck-Nielsen comporte deux parties. La première s'intitule "Le cercle". Elle est composée de dix tableaux et met en scène cinq personnages qui vont se rencontrer, deux par deux, dans un cimetière d'une grande métropole. Au centre de ce cercle de personnages, se trouve une jeune fille qui doit se marier le lendemain et qui enterre sa vie de célibataire. Au cours de sa tournée des bars, elle perd ses amies dans la foule, et son itinéraire va croiser celui des autres personnages : un représentant de la mafia russe, un jeune mercenaire engagé dans une guerre qui pourrait bien être une des guerres des Balkans, un réfugié politique qui veut s'immoler par le feu pour attirer l'attention sur la situation de son peuple, et un SDF ramasseur de bouteilles vides. On entend en fond sonore la clameur de la foule massée sur une grande place de la ville pour assister à un match diffusé sur écran géant.
La deuxième partie, "La tangente", débute par l'immolation du réfugié. Cette partie est une longue scène unique qui réunit tous les personnages de la première partie, ainsi qu'un trio de personnages nouveaux : Dobermann, Schäfer et Rottweiler. Supporters ayant assisté au match de la première partie, chiens de garde d'une civilisation en état de décomposition ou mutants annonçant une barbarie à venir ? Ils sont sans doute tout cela à la fois, et ils vont se constituer en ordonnateurs d'une sorte de rituel au cours duquel la jeune fille va être livrée au mafieux, puis au jeune mercenaire. Pendant ce temps, la ramasseur de bouteilles va et vient, jetant sur le brasier allumé par le réfugié toutes sortes d'objets, rebuts de notre civilisation. La scène prend fin lorsque le brasier s'éteint. Apparaît alors comme dans une vision un jeune homme en habit, tenant à la main un bouquet de mariée.

Regard du traducteur

Une pièce sombre et violente, mêlant le lyrisme et le sordide, qui dresse le tableau d'une civilisation - la nôtre - en état de décomposition avancée. L'écriture de Beck-Nielsen est foisonnante et inventive, son travail sur la forme est passionnant (construction "aléatoire" de la première partie, où l'ordre des scènes n'est pas défini) et son texte est d'une remarquable efficacité théâtrale.