Écriture

  • Pays d'origine : Pays-Bas
  • Titre original : Trojan Wars
  • Date d'écriture : 2020
  • Date de traduction : 2023

La pièce

  • Genre : épopée théâtrale
  • Nombre d'actes et de scènes : 3 actes, 95 scènes
  • Décors : Changeant : places, maisons, rues, champs de batailles, palais, collines...
  • Nombre de personnages :
    • 100 au total
    • Les acteurices peuvent (doivent) jouer plusieurs personnages, masculins ou féminins (min. 9 acteurs + un ensemble)
  • Durée approximative : 300 mn
  • Création :
    • Période : 2021
    • Lieu : HNTjong et Het Nationale Theater, La Haye, Koninklijke Schouwburg
  • Domaine : protégé : ©peerwittenbols

Édition

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Résumé

La pièce Guerres de Troie est inspirée par le plus ancien récit de guerre de l’Histoire. Avec L’Iliade, Homère a écrit une épopée sur une guerre de dix ans entre les Grecs et les Troyens. Peer Wittenbols aborde cette thématique du point de vue des jeunes d’aujourd’hui. Des héros et des héroïnes passent la revue, ainsi que des dieux impuissants tournés en dérision, et des enfants-soldats perdus. La pièce se déroule en trois parties. D’abord une grande fête avec des Grecs et des Troyens, où Apollon séduit Cassandre - qui se joue de lui. La fête prend des proportions délirantes quand Pâris le Troyen fait la cour à Hélène la Grecque. Cette scène de séduction commence innocemment, mais acquiert rapidement une dimension politique. Pendant ce temps, les dieux racontent des ragots, manipulent, et font ce que les dieux savent faire le mieux : rien. S’ensuit le champ de bataille à Troie. Dans la deuxième partie, les Grecs prennent le large pour - soi-disant - ramener la belle Hélène. Un prétexte creux et vite dénoncé comme tel par la concernée. Une lutte cruelle commence, qui se moque de la souffrance des victimes ; la folie meurtrière de la guerre touche de plus en plus de gens. Aucun point de vue moral pour justifier tout cela. Tout ce qui compte est d’être vaillant et attirant. Héros, soldats, femmes, enfants, personne ne sera épargné. Selon toute logique, dans la troisième partie, la mort est donc omniprésente. Nous voilà conduits dans le royaume d’Hadès, où les âmes errent à l’infini et où les survivants cherchent à retrouver leurs bien-aimés. L’heure de la vengeance a sonné. Le vainqueur écrit l’Histoire, et l’histoire des vaincus tombe dans les oubliettes… Les mécanismes de la violence, l’invisibilisation et les rapports de force sont ainsi mis à nu.

Regard du traducteur

Chaque époque a apporté sa touche à la légende de la guerre de Troie, selon les goûts du public ou la fantaisie des récitants, jusqu'à ce qu'Homère en fixe la forme en vingt-quatre chants et plus de seize mille vers. L'Iliade a donc été racontée pour servir de point d'appui de l'imaginaire, non pour le figer. C'est la raison pour laquelle tant d'artistes s'en sont emparés. Peer Wittenbols à son tour conduit les Guerres de Troie avec une main de maître, en se plaçant radicalement à l’endroit des jeunes pour écrire cette tragédie. La façon dont la guerre utilise et détruit les jeunes est hélas d’une actualité brûlante. Sous la plume de Wittenbols, la mythologie grecque est rendue palpable et extatique. L’auteur nous donne également matière à réfléchir. Il jongle entre les genres et les registres et développe une rhétorique pleine d’humour, parfois surprenante, parfois dérangeante aussi. Il apporte ainsi une légèreté étonnante à cette œuvre monumentale et pleine de vie, qui pourrait donner envie à des jeunes de monter sur scène. On pourrait lui reprocher de reproduire certains mécanismes qu’il dénonce, notamment en ce qui concerne la place des femmes dans l’Histoire et dans les histoires – c’est là sans doute un point à prendre en compte scéniquement et dans la distribution, comme y invite l’auteur lui-même. Cette pièce pose des défis de mise en scène inspirants, et elle invite à des choix scéniques forts et radicaux.

À partir de 14 ans.